jeudi 30 avril 2015

Estival : un caraco rayé

Non, vous ne rêvez pas! J'ai réitéré pour étoffer ma collection de jolis débardeurs à glisser sous ma veste, les jours de boulot, sous mes gilets douillets, les jours de repos.


Il s'agit toujours d'un modèle de mon premier livre de couture, le livre japonais Every day Hauts et camisoles. Les modèles 8 et 9 me faisaient de l’œil avec leurs jolies bretelles.
Je sais que la taille 7, sans marge de couture, me va bien.
Celui-ci a été coupé dans un voile de coton léger, déjà utilisé pour coudre une salopette, taille préma, pour mon Gautier d'amour ( qui fait désormais plus d'un mètre et quasiment 20 kilos).
Les bretelles sont en biais coton.


J'aime assez le jeu de rayures et les fronces sur les empiècements poitrine.


En termes de wearability project?
Mon caraco est :
- seyant: 4/5. Moi, j'aime bien.
- polyvalent: 2,5/5. Entre la forme, inspirée de la lingerie, et le tissu, très estival et à la limite du transparent, ce haut peut fonctionner en vacances ou bien habillé d'un gilet ou d'une veste.
- compatible avec le reste de ma garde-robe: 3/5. Les rayures sont bleu et amande sur fond blanc, soit un ensemble d'une grande discrétion!
- confortable : 4/5. Le décolleté est plongeant mais sinon, c'est un délice de confort.
13,5/20 est sans doute un peu sévère car je porte sans relâche ces caracos...


mardi 28 avril 2015

Les mains dans l'argile : toi, nous et la leucémie # 29

La période de soins intensifs arrive quasiment à son terme et on se surprend qui, à faire un bilan, qui, à faire des projets.
Papa projette de chercher du travail, on espère une place de crèche pour Gautier, et la possibilité de fréquenter – un peu- l’école maternelle pour toi.
L'étau qui nous enserre s'allège un peu.

Ton père et moi nous rendons au rendez-vous fixé. Nous avons le ventre et les poings serrés, l’œsophage brulant et de la peine à respirer.
Avec une grande économie de mots, on nous explique que le traitement d’entretien consistera en une semaine de chimiothérapie à l’hôpital  toutes les quatre semaines. Pendant 16 mois.
Quelques mots et ce sont nos rêves modestes qui se sont écroulés. L’avenir disparaît.

La seule chose qui me vint à l’esprit, c’est la phrase de Dante « Vous qui entrez ici, laissez toute espérance ».

samedi 25 avril 2015

52 semaines, 52 gravures : semaine 17 - souvenir d'Avoriaz

Avez-vous quelquefois, calme et silencieux,/monté sur la montagne en présence des cieux?/ Et là, penché sur l'onde et sur l'immensité, calme et silencieux, avez-vous écouté? (Victor Hugo)

Gravure de mes chères montagnes, aquarellées à 3 moments différents d'une même journée.

mercredi 22 avril 2015

Sous le ciel étoilé - une chemise de printemps

Un dimanche, alors que j'avais délibérément orienté la promenade vers le marché de Saint-Valery sur Somme, en espérant tombé sur le joli stand de tissus, je suis tombée nez-à-nez avec ce tissu étoilé.

le port de Saint Valery sur Somme

C'était un minuscule coupon étoilé, la fin du rouleau, et il comportait toutes sortes d'irrégularités. Mais j'aimais son motif et sa couleur et l'ai emmené avec moi ainsi que quelques mètres de lin, produit et teint localement.
Avec mon petit coupon, je ne pouvais faire qu'un haut, à manches courtes au mieux.

 en version boulot, option corporate, avec un pantalon Tara Jarmon

J'ai opté pour le modèle de chemise du livre japonais blouse, pants, skirts (référencé sous le n°215 pour les japan couture addicts), déjà testé et approuvé ici.
Avec les manches courtes évidemment et un col Mao ( je n'avais plus assez de tissu pour faire un col de chemise).



En version boulot, par dessus une robe Cacharel

Chemin faisant, j'ai décidé également de faire la patte de boutonnage légèrement assymétrique.
J'ai utilisé de jolis boutons de verre ancien, à facettes, offerts par la maman d'Amaury.
Taillé en taille 5, je n'ai rencontré aucune difficulté tant le patron est bien coupé et les schémas sont clairs.

en version dress down, avec une jupe Petit Bateau

Et en termes de wearability project?
Ma chemise est :
- seyante : 4/5. J'aime son coté ajusté et son encolure.
- polyvalente : 3/5. Du lundi au vendredi, elle est parfaite. Je préfère porter des vêtements en jersey le week end pour le confort et la chaleur!
-compatible avec le reste de ma garde-robe : 4/5. En optant pur du marine aux étoiles sable, je ne prenais pas grand risque. Je regrette toutefois de ne pas avoir acheté également ce tissu en version bordeaux aux étoiles sable.
- confortable : 4/5. Elle est ajustée sans être étriquée. Je lui enlève un point de confort car elle est en popeline de coton et non en maille.


15/20, cette chemisette a tout du bon basique!
Je l'ai cousue en octobre dernier et elle a, depuis, beaucoup été mise et lavée!

365 jours de yoga : les ateliers yog'arts au musée Guimet

 A l'instigation de Gwendolyn, Amaury et moi avons participé aux ateliers Yog'arts, organisés par le Musée Guimet.


* Le principe:
Un professeur de yoga, Ulrika Dezé, et une historienne de l'art, Céline Becker, nous offrent une flanerie parmi les collections de musée Guimet. Autour de quelques œuvres, elles dévoilent l'histoire du yoga et ses principes philosophiques dans un langage passionné et accessible.
Cette explication est accompagnée d'exercices de respirations et de postures.

Notre première séance avait pour fil conducteur, la confiance. Nous avons parlé mudras,  buddhistavas et Bouddha.
Nous avons parcouru, via les œuvres, plusieurs pays : l'Inde, la Corée, la Thaïlande et le Tibet.

* On a aimé:
-L'immense richesse de cette conversation, pourtant très accessible
- La passion qui anime Ulrika et Cécile
-Le vertigineux rappel du fait que le yoga n'est pas une méthode de gymnastique mais une philosophie englobant toutes les dimensions de la vie, y compris religieuse
- le bonheur de pratiquer quelques exercices devant des œuvres d'art sublimes dans le très beau musée Guimet
- (le tarif : 12€ pour 1h30)

* On est resté un peu sur notre faim:
- Par le manque, relatif, d'exercices physiques

Bon, on s'est inscrits pour les prochains, je vous ferai un compte-rendu!

lundi 20 avril 2015

Echange de maison - mode d'emploi + edit du 22/04/2015

En 2015, nous voulions aller à l'aventure. Et notamment, nous avions très envie de tester l'échange de maison...


+ Nous espérions:
- voyager plus: Objectif atteint, car un voyage sans le coût de l'hébergement, cela démultiplie les possibilités
- sortir des sentiers battus : objectif atteint car nous avons accepté des offres dans des endroits où nous n'aurions jamais imaginé aller. Et nous avons ADORE.
-s'imprégner de la culture locale : Objectif atteint, car nous vivons dans des maisons autochtones habitées par des autochtones locaux... 
Un lecteur/une lectrice anonyme m'a appris que le terme "autochtone", était porteur de connotations malheureuses ( vous pouvez lire nos échanges dans les commentaires). Après discussions, nous avons donc convenu que "local" était plus adapté.


- Nous craignions:
peu de choses en vérité, car ce genre de système repose sur la confiance a priori mais pour les besoins de la démonstration, les deux arguments les plus souvent entendus lorsque nous en parlons autour de nous.
- les "appartements témoins": aucun risque, la trame de description balaie des champs obligés. Et les commentaires et/ou échanges déjà réalisés permettent de préciser le ressenti.
- les "désordres" chez nous : peu de risque mais il est vrai que nous échangeons notre résidence secondaire...

Echange de maison, mode d'emploi:

Etape 1: choisir une plateforme d'échanges. Certaines de mes copines passent par homeforexchange (12000 maisons), nous avons retenus homeexchange (trocmaison dans sa version française, plus de 60000 maisons dans 150 pays)
Etape 2 : remplir le dossier exhaustivement, prendre le temps de faire de belles photos, d'expliquer pourquoi on aime sa maison, ce qu'on peut faire autour...
Etape 3 : rechercher des maisons qui nous intéressent et contacter les propriétaires ou... attendre d'être contactés
Etape 4 : se mettre d'accord sur quand et quoi ( la maison, la maison et la voiture...)
Etape 5 : partir et profiter
Etape 6 : prendre le temps de rédiger une chouette évaluation

Et vous, vous échangez?




vendredi 17 avril 2015

Un rêve de potager - une histoire de radis

C'est une histoire que les garçons réclament périodiquement, l'histoire du gros radis, si gros qu'on ne peut pas le cueillir. Le grand- père va chercher la grand-mère, qui va chercher Stanislas, qui va chercher Gautier, etc...


Bref nous avions envie de faire pousser des radis. En plus, il paraît que c'est très simple. Et moi, je les trouve très beaux.

lino de 2013.

D'abord, il faut planter des graines. C'est possible toute l'année mais si vous plantez en pleine terre, il faut le faire avant mai.


à J+2
Ensuite, il faut éclaircir les plans (c'est-à-dire ne garder que les plans les plus costauds)
Et arroser souvent.



Au bout de 4 semaines, vos radis sont prêts. Il suffit de tirer sur les feuilles pour les faire venir.
Les nôtres sont restés très longs, très minces : à votre avis, manquaient-ils d'eau? Manquaient-ils de chaleur? Les a-t-on cueillis trop tôt?

jeudi 16 avril 2015

Collection printemps-été 2015 - un cache coeur marine

J'aime les petits gilets, de ceux qui se glissent sous une veste, de ceux qui habillent une veste, de ceux qu'on empilent pour se réchauffer avec élégance.


J'ai pris, encore et toujours, appui sur l'indispensable patron cache-cœur du Ottobre women 2013/5 dont je n'ai gardé que le haut.
J'ai cousu les empiècements devant sur les cotés pour avoir un cache-cœur fixe.
Le tissu est une maille coton-laine et angora, très chouette, mousseux et léger.


Je trouvais mon cache cœur un peu échancré mais le portais jour après jour quand Amaury a résolu ce problème d'y manière un peu expéditive.
Après un lavage à 40° et un essorage à 1400 tours /minute, mon cache-cœur est parfaitement ajusté et je continue à le mettre jour après jour!
Faudrait pas que cela se produise par contre!

 
La preuve en images

mardi 14 avril 2015

Les mains dans l'argile : toi, nous et la leucémie #28

Nous alternons : une semaine à la maison puis une semaine à l’hôpital. Pour Jean, la bataille est en passe d’être perdue. Les métastases sont partout. Sa sœur a surpris la conversation de ses parents et du médecin et a fait une crise d’hystérie avant de se retrancher dans une inertie totale. A la suite d’une injection de chimio, Jean entre dans un coma profond.
Quand il en sort, plusieurs jours après, il ne sait plus parler, il ne sait plus marcher, il ne sait plus se nourrir. Il ne reconnaît plus sa maman. Il pèse une vingtaine de kilos, ne tient plus sa tête.
 C. a l’énergie du désespoir, guette le moindre mieux et s’accroche à la moindre étincelle d’espoir. Orthophoniste, elle écume les forums internet, construit des exercices. Minute après minute, elle grignote l’espace gagné par la maladie. Elle ne renonce pas. Amaury passe la voir à l’hôpital lorsque nous n’y sommes pas. Nous la ravitaillons en thé. Et l’effroi nous laisse muets.

Arrive le jour où je dois reprendre le travail. Je devance un peu l’appel dans la mesure où je suis désormais la seule à avoir un salaire.  Je me rends à un séminaire international, dans un bel hôtel de la région parisienne. Je regarde mes collègues sans rien trouver à leur dire. Chacun contourne soigneusement la question de la santé de mes enfants. J’ai une otite fulgurante, je n’entends plus de l’oreille droite et me retranche derrière un sourire figé et fragile. Je les contemple et assiste aux jeux du pouvoir et de l’influence, en me demandant si je suis bien dans le monde réel et si je pourrai un jour retrouver une certaine aisance dans le milieu professionnel.

A la question, de courtoisie, du chef de mon chef, j’ai répondu « on s’habitue ». Aussi incroyable que cela puisse paraitre, on s’habitue effectivement à l’incertitude, à la peur et même…à la douleur, je pense. Il est impossible de rester dans l’état de désespoir et de terreur des premiers jours. Il m’a regardé lentement et a rétorqué, interloqué et moralisateur,«  Isabelle ? Je ne pense pas qu’on puisse s’habituer à ça ».

lundi 13 avril 2015

Conversations au potager # 2 : le potager de Mélanie, en Normandie

Attention les yeux, je vous présente aujourd'hui le somptueux potager normand de Mélanie, jardinière talentueuse,  ma distributrice officielle de graines d’œillets d'Inde, de plantes aromatiques, et correspondante habituelle des Correspondances estivales.


Quand as-tu commencé ton premier potager? Pour quoi t'es tu lancé(e)?

J'ai longtemps vécu en HLM, et lorsque mes parents ont déménagé et commencé un potager, j'ai appris quelques bases et donné un coup de main, mais pas très longtemps... Pendant une dizaine d'année, je n'avais pas de jardin, mais j'ai toujours gardé un pied de basilic dans la cuisine, un citronnier et quelques plantes dans mes divers appartements (j'ai même cultivé, menthe, fraises et tomates cerises dans une jardinière attachée au rebord de fenêtre!), avant de me séparer de mes plantes ou de les laisser en garde pour quelques voyages au long cours...
En 2011, j'ai enfin eu un jardin, et j'ai commencé par un petit carré de 1,5 m de côté dans une maison en location, avant de tout laisser sur place pour recommencer chez nous l'année suivante... Le jour de mes 30 ans, j'ai semé des carottes dans mon nouveau potager, pour pouvoir faire, quelques mois plus tard, les toutes premières purées de mon aînée : une jolie motivation ! Plus tard, mon conjoint a dû étudier la qualité de l'eau en lien avec l'agriculture conventionnelle et biologique dans notre région... là, il n'y avait pas photo, on voulait privilégier le bio... et le potager est devenu un réel moyen de subvenir à quelques-uns de nos besoins sans nous ruiner, en plus d'une activité familiale.



Nous montrerais-tu ton potager? 

Nous avons un quelques aromatiques devant l'entrée de la maison,sous la fenêtre de la cuisine, le bonheur ! Cela sent bon, c'est accessible et donc incite à aller en cueillir même quand il pleut des cordes, et puis dès qu'il fait beau, on observe les papillons, abeilles et autres butineurs en faisant la vaisselle !

Pour le reste, un grand potager était déjà installé lorsque nous sommes arrivés (mal situé, sous une haute haie d'arbre... il faudra le déplacer un jour)... mis à part quelques plantes vivaces (rhubarbe, fraisiers, céleri branche, artichaut...), les cultures ne sont jamais les mêmes, je ne pourrais pas donner de plan... Nous expérimentons de nouvelles choses chaque année, nous essayons de pratiquer la rotation des cultures, nous adaptons à notre famille qui grandit, à nos envies...

Au printemps, il y a aussi quelques godets de semis dans la maison, derrière les fenêtres... car nous n'avons ni serre ni châssis...

Ce n'est pas un joli potager bien organisé, avec des rangs tracés au cordeau... c'est chaque fois la nature qui prend le dessus, avec des plantes qui retournent à leur état sauvage, des courgettes qui se cachent jusqu'à peser 2 kg, des escargots de Bourgogne qui se reproduisent au milieu des salades...

Nous avons aussi une dizaine d'arbres fruitiers,  encore jeunes mais qui commencent à donner et quelques cassis... Et autour de chez nous, nous pouvons récolter noisettes et mûres à volonté...



Quel plaisir en retires-tu?

Des surprises, des énigmes... « tiens, les anciens locataires ont dû cultiver des patates... ah bon, des salades dans les radis ? mais qui a bien pu déterrer tous les pois cette nuit ? »
Des rencontres... une salamandre sous les haricots, un crapaud le nez dans le persil (oui, c'est bio...)
Des expériences... un mini arrosoir, un petite pelle, des bottes pointure 19 et c'était le terrain d'aventure préféré de ma grande dès le début
Des bols d'air (sas de décompression) : en rentrant du boulot, et avant de se remettre au boulot (je suis instit), aller faire un petit tour au potager, juste pour voir si les framboises sont mûres, désherber 5 minutes ou cueillir quelques feuilles de roquette...
Des plaisirs simples pour les sens... de jolies couleurs, de bonnes odeurs, des saveurs variées...
Des cheminements... de la graine, jusqu'à l'assiette, on anticipe, on rêve, on observe, on attend... et puis la fierté de se dire que c'est nous qui l'avons fait, de A à Z... Le plaisir de faire de ses propres mains, la sensation de vivre avec les saisons, la nature, la terre...
Des offrandes... les gens qui passent nous voir sont toujours ravis de repartir avec quelques courgettes, un radis noir, des feuilles de blettes ou un pied de sauge ou de framboisier... ou tout simplement de profiter de leur passage pour déguster quelque chose de frais...
La liberté... Mince, il faut aller faire les courses, le frigo est vide et il faut faire une purée pour la petite... oh non, pas envie, on va faire avec ce qu'on trouve au potager... quel bonheur !





Quel conseil donnerais-tu à un jardinier débutant?

Commencer modestement, ne pas être trop ambitieux au départ... pour essayer, que ce soit un plaisir et non une corvée.

Ne pas se décourager, car il y a des aléas, des échecs... il faut parfois recommencer, modifier ses pratiques, ses choix de culture (une bonne connaissance du climat mais aussi de son sol, ça aide... si vous ne savez pas, allez voir les anciens, le voisinage...)

Être régulier, y passer fréquemment, tous les 2 ou 3 jours si on peut... Car entre le mauvais temps, les longues journées, les imprévus, les jours où l'on n'est pas là...Il est beaucoup plus facile d'entretenir au fur et à mesure (désherber, tailler les pieds de tomate...). S'il se passe 15 jours sans passer au potager, il nous réservera plein de jolies surprises, mais peut-être aussi des moins bonnes. (ça sent le vécu ? Oui, je ne suis pas ce dernier conseil et me laisse toujours bien trop déborder...)

Anticiper : préparer à l'automne pour l'année qui suit, au début de l'été pour avoir des légumes tout l'hiver, prévoir un plan en fonction des moments de disponibilité pour les récoltes, prévoir que les plants vont beaucoup grandir lorsque l'on trace le plan (sous peine de ne plus pouvoir passer dans les allées)... et savoir se laisser surprendre aussi (tiens, il y a une erreur, ce n'était pas des courgettes mais un plan géant inconnu qui envahit tout le potager... on attend de voir ce que ça donne ?).

Oser : faire des essais, des tentatives... (la culture des calebasses en Normandie, ça ne marche pas très bien, mais on va tout de même essayer à nouveau l'an prochain, qui sait?)

Ne pas se ruiner ! Vive l'échange, la récup... Récolter ses propres graines, échanger des fonds de paquets, transformer des bambous en tuteurs, ne pas tout semer le même jour (au cas où...)...



Se faire plaisir !


samedi 11 avril 2015

52 semaines, 52 gravures - semaine 15 : boutures

Voila que je mets à tirer le portait de mes boutures, après avoir tirer celui de mes légumes...


Je crois que j'ai enfin percer le secret de l'encrage parfait...

jeudi 9 avril 2015

Indigo : un caraco

Je poursuis ma collection de jolis débardeurs à glisser sous ma veste, les jours de boulot, sous mes gilets douillets, les jours de repos.


Cette fois-ci, j'ai voulu tester les modèles de mon premier livre de couture, le livre japonais Every day Hauts et camisoles. Les modèles 8 et 9 me faisaient de l’œil avec leurs jolies bretelles.


Je sais que la taille 7, sans marge de couture, me va bien.
Celui-ci a été coupé dans un coton léger, déjà utilisé pour ma veste ethnique.
Les bretelles sont en biais coton.


En termes de wearability project?
Mon caraco est :
- seyant: 4/5. J'aime beaucoup!
- polyvalent: 3/5. Ce n'est pas flagrant sur ces photos mais, avec une jupe crayon et une veste, elle passe très bien les jours de boulot.
- compatible avec le reste de ma garde-robe: 4/5. Avec ces coloris, je ne prenais pas grand risque.
- confortable : 5/5


Il y en a au moins un autre en préparation!

mercredi 8 avril 2015

365 jours de yoga # 12: DVD Camp d'entrainement avec Ana Brett

J'ai plusieurs DVD d'Ana Brett. Il s'agit de cours de yoga kundalini, mâtinés parfois de fitness ou de cardio.
Dans Camp d'entrainement,



Vous trouverez une séquence d'une demie-heure pour le flux combinant salutations au soleil complètes aboutissant à la posture du pigeon. 


Puis une séquence de renforcement des abdos ( avec des petits ponts, une posture d'étirement )



 et un défi renforçant les bras. Il s'agit pendant 8 minutes de "cueillir des bénédictions". La première fois, Amaury et moi avons craqué bien avant la fin.

J'aime:
- la grande praticité de ces cours découpés en chapitres autonomes
- le coté décomplexé de ces cours
- la musique plutôt chouette
- la richesse de ce DVD qui fait plus d'une heure et demie et que je n'ai pas fini d'explorer
- si on est régulier, cela constitue un vrai exercice physique

J'aime moins:
- le décor qui me file le bourdon
-

lundi 6 avril 2015

Marque employeur et recrutement 2.0

Il y a quelques temps, j'étais invitée à une conférence dans une éminente université parisienne. La conférence portait sur l'impact des nouvelles technologies sur les métiers RH. Et comme cela m'a beaucoup intéressé, je me suis dit que, peut-être, cela vous intéresserait également.



*La marque employeur et le recrutement 2.0, c'est quoi?
Réfléchir à une marque employeur, c'est tout simplement appliquer les théories et outils marketing au recrutement. Grossièrement, c'est penser l'entreprise et son recrutement comme un produit à vendre, et le jeune diplômé/expert/candidat comme un client à convaincre. 
Une stratégie de marque employeur va souvent de pair avec des méthodes de recrutement impliquant largement le recours aux nouvelles technologies.



*Quelle forme cela peut prendre?
Toutes les formes!
L'intervention qui m'a le plus marqué est celui du jeune responsable du recutement 2.0 d'un grand groupe de cosmétique.
Venant du marketing, il a appliqué le modèle du "loyalty loop" au recrutement:
Etape 1 : "consider" La première étape consiste à prendre connaissance, à découvrir un produit ou en l’occurrence une entreprise. 
Cela passe par :
-un bon référencement et l'achat de mots clés. Par exemple, si vous tapez dans un moteur de recherche "offre d'emploi ingénieur à Toulouse", il faut que votre site apparaisse en tête de page
-et/ou une présence sur youtube 
-et/ou une présence sur linkedin ou viadéo selon votre cible
- et de toutes façons par une présence sur facebook. 
Etape 2: "evaluate". Vous connaissez le produit ou l'entreprise et vous vous demandez s'il/elle est adapté(e) pour vous. Vous pouvez rechercher si vous connaissez des personnes qui ont travaillé pour cette entreprise dans votre réseau linkedin et viadéo ou aller sur glassdoor.
Etape 3 : "Buy". C'est le moment de la concrétisation. Vous choisissez de postuler via le site web de l'entreprise ou via linkedin/viadéo
Etape 4: "advocate". Vous êtes ravis de votre poste, entreprise et vous avez envie de le faire savoir. Votre employeur peut vous demander de témoigner sur glassdoor, de contribuer au compte instagram de l'entreprise.

Intéressant, non?


*Pourquoi les entreprises sont obligées de s'y mettre?
- Parce qu'internet a une valeur prescriptrice : en tant que client en ligne, avant d'acheter,vous vous informez, vous cherchez des avis de consommateurs. 
Pourquoi en tant que candidat, vous ne pourriez pas recueillir des avis de salariés sur les entreprises que vous visez ou, même, comparer les avantages sociaux des uns et des autres. Pour lire des avis de salariés sur leur entreprise passée ou actuelle , il y a l'incontournable glassdoor.
Je ne connais pas encore de comparateur en ligne d'entreprise ;-)

- Pour les entreprises, parce que sur certains postes très spécifiques, elles doivent attirer des personnes qualifiées sur un marché d'offre et de demande mondial. Parce que sur l'ensemble de leurs postes, elles doivent optimiser les risques pris en recrutement, les coûts engendrés par le turn-over et le temps passé.

- et pour une entreprise, il vaut mieux travailler et maîtriser sa e-reputation plutôt que de laisser les choses se faire.


*Quelles questions ces innovations posent-elles?
Pour l'instant, ces réflexions ne concernent que quelques entreprises pour quelques postes. 
Quoique? 
Savez-vous, que nombre de recrutements de magasiniers, de chauffeurs se font aujourd'hui via le bon coin?

Ces nouvelles pratiques ont un certain nombre de conséquences:
- Pour le candidat, elles rendent plus complexe la recherche en ligne :  car il s'agit aussi de se créer une identité numérique, une "marque moi" en quelque sorte. Et puis, pour les personnes peu connectées, cela crée une vraie fracture numérique.
- pour les candidats, il devient possible d'avoir des avis, des retours d'expérience sur l'entreprise qui recrute (en prenant naturellement tout le recul nécessaire pour lire et analyser ces avis)
- Pour les acteurs du recrutement ( Pôle emploi, cabinets de recrutements, jobs boards), cela signifie une remise en cause profonde de leurs pratiques
- Et cela crée de nouveaux métiers dans les entreprises autour du community management


Pour aller plus loin,
Un billet du blog Parlonsrh sur la valeur de la marque employeur

Qu'en pensez-vous? Seriez-vous intéressé (e) s pour lire d'autres articles sur ces sujets?


vendredi 3 avril 2015

Du fil et des aiguilles - bilan de la collection hiver

Mes plans étaient assez modestes, tant en quantité qu'en difficulté...


Le short Les nabis m'ont dit a été porté presque tous les week-ends : je l'aime énormément et envisage de lui faire un frère en denim pour l'été ( il s'agit du short denim look - Ottobre 2014/2). Bon, Amaury l'a mis, par inadvertance, dans la machine à 40°, et depuis, il est, disons, près du corps?

 Cette robe Feu d'artifices n'était pas prévue : elle est née de la rencontre d'un coupon de velours noir brodé avec le modèle Old school teacher, Ottobre 2011/5.
Elle a été de sortie presque toutes les semaines, et m'a habillée le jour où je suis allée signer mon nouveau contrat, et je réfléchis à la dupliquer dans de nombreux autres coupons.

Il a beau être ouvert (et de ce fait pas si chaud), le gilet cacao a été mis et remis . Je trouve qu'il habille joliment la silhouette et met un peu de fantaisie dans mon vestiaire de travail.

C'est une veste. Qui est grise. Qui est confortable. Qui est courte. Et pourtant, je ne l'ai mise qu'une fois.
Je vais lui donner une seconde chance au printemps...

J'ai bienfait de ne pas casser ma tirelire pour acheter une jupe poulain : elle n'est pas sortie de son placard de tout l'hiver.



Le caraco fleuri a été énormément porté. J'aime vraiment cette forme qui féminise n'importe quelle austère tenue.
A venir au printemps d'autres petits hauts à bretelle...



La piètre qualité du tissu a rendu très éphémère la vie de cette jolie robe. Après un lavage, elle s'est déchirée.
Promis, juré, je n'achèterai plus de tissu pourri!




Ahh, la jupe hôtesse ( livre Un été Couture, république du chiffon)! Si je n'en gardais qu'une, ce serait celle-là! J'envisage de la cloner dans un nombre de couleurs important.
Portée, dans la vraie vie, avec le pull Orchidée ou le caraco fleuri.
Le pull Orchidée a été mis régulièrement mais sa parmenture gondole un peu et me chiffonne.

Le tee-shirt Prana n'était jamais sorti. Je lui ai donné une deuxième chance en l'extrayant du tiroir "sport" pour le mettre dans le tiroir " tous les jours".



Il faudra me croire sur paroles. Le débardeur Prana a été mis et remis. J'ai laissé sorti le patron ( modèle Marcel du livre Mes indispensables en maille) et je compte en refaire quelques uns très rapidement!


La collection hiver 2015 a donc été un assez bon cru.