mardi 30 septembre 2014

Les mains dans l'argile : toi, nous et la leucémie # 14

Un jour, nous partageons la chambre avec Lou. Lou est un tout petit peu plus jeune que toi . Elle a deux ans et une tumeur aux cervicales si grosse qu’aucun chirurgien n’ose y toucher. On évoque un spécialiste à Zurich, mais les frais de l’opération ne sont pas pris en charge. On trouve, enfin, un chirurgien qui veut bien essayer mais qui explique au préalable à ses parents que Lou ne se réveillera sans doute pas d’une telle opération et que si elle se réveille, elle ne marchera plus.
Alors que faire, demande sa maman ? Doit-elle abandonner sa fille à la maladie ou se battre et essayer, quelque en soit le coût ?

Cette question me hante encore aujourd’hui. Et si, des fois, les parents étaient égoïstes et ne pensaient qu’à eux en poursuivant les traitements ? A quel âge un enfant devrait-il pouvoir dire « stop. Laissez-moi partir » ? Je me souviens de Louis, 11 ans , dont les traitements nécrosèrent les os et qui se retrouva en rémission certes, mais dans une chaise roulante, sans espoir de se relever. Sa colère résonne encore dans mes oreilles.

Les soirs où nous avons vécu ensemble, on s’asseyait tous par terre, on croquait des bretzels hyper salés et on collait des gommettes. Sa mère et moi rigolions et vous vous serriez l’un contre l’autre, deux petits oisillons, deux cranes recouverts de duvets, deux bras piqués et repiqués, deux paires d’yeux soulignés par de grandes cernes mauves.
Et puis, elle a déclaré un zona et en quelques minutes, on vous a séparé. Elle a été confinée dans sa chambre et toi, affecté dans une autre et placé sous traitement préventif.
Lou a été opérée. La tumeur était trop grosse pour être ôtée en totalité . 

Mais elle riait et je l’ai vu danser et virevolter, une année après. Elle avait des cheveux blonds qui tombaient en cascade sur ses épaules et des yeux pétillants.

lundi 29 septembre 2014

Art journal 2014/ journal créatif - septembre


J'ai eu un peu de mal à reprendre le rythme, à retrouver carnet et pinceaux.
Pochoirs faits à partir de feuilles de bouleau.


Mes notes sur mon futur potager ;-)


la dernière plaque de lino gravée : des chardons de la baie de Somme.


Le mimosa ramené du Sud de la France par mes garçons : l'odeur était délicate, vraiment sublime.



Pendant que les garçons font des tours et des tours de trottinette, moi je peins les alentours. Idem lorsqu'ils construisent des châteaux de sable sur la plage.

dimanche 28 septembre 2014

Bouquinons # 56


En regardant le feuillet réservé aux commentaires des lecteurs, j'ai vu mes initiales et un commentaire très élogieux. Mais rien à faire, le résumé du quatrième de couverture ne m'évoquait rien. Alors j'ai pris ce commentaire comme une recommandation d'un moi de 2006 à un moi de 2014 et j'ai emprunté de nouveau Fleurs d'un jour d'Anna-Kazumi Stahl.
 Et je confirme, c'est un très joli roman aux personnages attachants. On passe de la fraîcheur de l'atelier d'une fleuriste spécialiste dans l'ikebana ou la moiteur de la Nouvelle Orléans.


Ce premier roman est un témoignage sensible, fantasque et grave, sur l'exil et l'intégration d'un jeune venu d'Afrique à la suite d'une guerre civile, et installé à Washington. 
J'ai aimé son amour pour la littérature (dont les frères karamazov et Dante, qui a donné le titre cet ouvrage - un extrait de l'Enfer), sa lucidité désabusée sur sa place dans le monde, son affection pour ses deux copains d'exil, sa capacité à rêver les yeux ouverts.


J'avais lu que ce livre avait été un coup éditorial dans les 1950's, qu'il avait enclenché la grande émancipation des femmes, et qu'il était la vraie inspiration de Mad men...
 Je l'ai acheté dans un aéroport un jour où la précipitation pour attraper la navette Air France qui me conduisait à Marseille (à moins que ce ne soit Montpellier) m'a fait oublier mon livre.
A-t-il vieilli? Suis-je trop féministe?
Ce livre m'a plus attristée que distraite. J'ai plaint ces pauvres filles naïves et diplomées embauchées pour être sténo en attendant de trouver un mari, ces jeunes femmes soumises et maltraitées par les hommes, ces jeunes femmes à qui on explique qu'il faut consommer et se couler dans le moule pour exister.

Ce roman est assez inégal mais il est parfois fort et sincère.
Le premier chapitre est poignant, les suivants sont plus ou moins convaincants. Le tout est l'histoire d'une jeune femme noire installée à Philadelphie dans l'entre deux guerres et de ses 12 enfants qui chacun essaient de se construire et de s'en sortir dans cette Amérique où la ségrégation sévissait.

samedi 27 septembre 2014

lathelize, jour après jour - le mois de septembre

Attention à l'effet rentrée ( comprendre aux vêtements pour aller bosser, aux gilets et aux chaussures fermées) atténué quand même par le temps clément!


Haut cousu en 2009 et jamais publié/ haut surprise et gilet warmly wrapped


 Jupe lisette, chemise en lin et veste Gap/ Jupe lisette, chemise Tara Jarmon et gilet agnès. b



Short Six Fours et tunique lavallière / une jupe en wax et chemise Cacharel



Jupe en wax/ robe sépia et obi feue la robe



Jupe longue et pull Somewhere/ robe céruléen  et cache-coeur Antoine et Lili


Robe Vaporeuse et gilet Antoine et Lili/ robe Esprit et sweat Anémone


Haut surprise, slim la redoute Kids/ slim Caprice de filles et haut comme un souffle 

jeudi 25 septembre 2014

Interstice #1 - Et mon coeur qui bat ...un cache-coeur

Ce tissu avait un goût d'échec mais il en restait un morceau et ses petits pois m'attiraient. Je voulais tester le cache-cœur du numéro d'Ottobre woman 2013/5.


C'est un ouvrage des plus simples avec ses manches raglan. Il est idéal pour celles et ceux qui veulent apprivoiser le jersey. Et sa finition au biais donne un résultat parfait.
Je l'ai coupé en 34, j'ai enlevé les marges de couture et pour préserver ma dignité en toutes circonstances, j'ai fixé le pan intérieur.

Et en termes de wearability project?
Mon cache-cœur est :
- seyant: 4/5. Le dernier point est manquant uniquement parce que le jersey ,de piètre qualité, manque d'élasticité et génère de légers bâillements.
- polyvalent : 4/5. Assez. Je peux le porter du lundi au dimanche, avec une jupe et une veste noires pour aller travailler, avec un chino ( acheté au rayon boy!) le week end.
- compatible avec le reste de ma garde-robe : 3/5.Oui. C'est bien connu, rouge et gris se marient harmonieusement!
- confortable: 3/5. Le modèle l'est totalement mais le tissu choisi n'est pas idéal.


J'aime les caches-cœurs et ce modèle ne fait pas exception.
J'aime sa couleur.
Bref, c'est une réussite et sa note de 14/20 reflète mon enthousiasme pour le modèle et ma déception quant à la qualité du jersey!


mercredi 24 septembre 2014

Mercredi ( pluvieux) avec les enfants - un tipi de papier

Un mercredi, il pleuvait sans faiblir depuis des heures. Il fallait que je trouve une occupation  pour les garçons. De toutes urgences, si vous voyez ce que je veux dire.


J'ai filé sur Pinterest. De Pinterest à cette réalisation. Et là, j'ai retrouvé de l'allant et les garçons de la bonne humeur. Nous nous sommes mis au travail sur le champ. Il se trouve que nous avions un sacré stock de journaux à disposition.
En 20 minutes, nous avions un tipi ; en 25 minutes un tipi et des coiffes de plumes.


C'est un bricolage très simple car il suffit de rouler en biais et serré des feuilles de journaux. Ensuite on les agrafe les rouleaux les uns aux autres.
Nous avons roulé les journaux de manière un peu lâche et notre tipi a pris au bout 1h30 une allure un peu avachie.


On s'est bien amusés et quand est venue l'heure de ranger, nous avons simplement ôté les quelques agrafes et avons remisé les journaux pour un prochain bricolage.
Du papier mâché peut-être?

mardi 23 septembre 2014

C., une rencontre manquée

Accueillir un enfant pendant les vacances, cela faisait presque 15 ans que nous souhaitions le faire. Et nous avons réalisé ce souhait en accueillant un grand garçon de presque 7 ans.
Et hop, direction la Baie de Somme.


Attention, esprits angéliques s'abstenir!

Amaury et moi  voulions faire plaisir à un enfant, l'emmener en vacances et lui offrir un parenthèse de dépaysement.
Nous étions tous 4 impatients de connaître C. 
Nous réjouissions d'avance de toutes les aventures que nous pourrions vivre ensemble. Et imaginions pouvoir l'inviter régulièrement le week end.

De rencontre, il n'y eut pas.
C. est arrivé muet, un soir. Il est resté muet le jour d'après et celui d'après également avant de laisser tomber " il n'y a pas de piscine ici, c'est nul. L'année dernière, j'étais chez des gens avec une piscine".

De plaisir évident, il n'y eut pas non plus, toutes les activités passant à la moulinette de la comparaison entre ce que ses frères ou lui avaient eu les années précédentes et ce que nous lui offrions.

Peut-être aurions-nous dû l'accueillir plus longtemps. Mais nous n'avons, Amaury et moi, que 5 semaines de congés et pas de RTT et il nous faut un peu de temps de repos.
Peut-être devrions-nous refaire un essai en demandant à accueillir le même enfant un peu plus tard dans l'année...

Accepter la générosité est extrêmement difficile : elle nous renvoie à nos propres limites. 
C'est bien l'expérience que j'ai faite au service d'accueil et de distribution de colis alimentaires,au Secours Catholique, tout au long de cette année.
Rarissimes sont les personnes qui acceptent l'aide apportée avec sérénité. La plupart maugréent et dénigrent et c'est ainsi qu'ils préservent leur intégrité.

Mais à 6 ans et demi?

Pour celles qui veulent tenter l'aventure, le secours populaire comme le secours catholique cherchent régulièrement des familles d'accueil. Ainsi que l'association Parrains par mille. Si vous voulez plus d'informations, écrivez -moi!



lundi 22 septembre 2014

Mais comment font-elles? Les secrets d'organisation des printemps de Margot

Les printemps de Margot, c'est un blog que je lis depuis mes débuts en couture, un blog que j'aime beaucoup et dont j'ai beaucoup déploré la moindre activité. Avant d'être rassurée car Mademoiselle Magicbaobab a repris du service!



Quand crées-tu? 

La création commence dans ma tête, c'est pourquoi j'ai envie de dire toujours. Et fort heureusement ma tête ne me trahit pas parce que le temps me manque pour concrétiser entièrement mes envies. Comme beaucoup si la couture est une réelle passion, j'ai aussi et surtout mon travail qui me prend beaucoup de temps. J'ai la chance d'avoir des horaires de travail "décalés" ce qui fait que je peux commencer à 12h30 une semaine et finir à 16h00 la suivante. 
Sinon de manière générale je suis bien obligée de coudre au fur et à mesure et accepter les pauses parfois longues entre les étapes. Ainsi, je peux reporter un patron, puis quelques jours voire semaines plus tard couper le tissu commencer à coudre et laisser les dernières étapes pour plus tard encore...

Je privilégie le décalquage et la coupe dans des moments où j'ai peu de temps voire même le soir si je suis un peu fatiguée. Par contre la couture en machine me demande plus  d'attention. Je préfère en journée et si possible en forme. 
J'ai réussi avec le temps à accepter qu'un projet ne soit pas fini tout de suite. Je privilégie maintenant la qualité et non la quantité. J'ai besoin de nouveaux défis et notamment je deviens plus exigeante sur les finitions. Pour moi la couture est une question de minutie et de patience. Et bien sur il faut de l'organisation. Lorsqu'on a une idée dans la tête du matin jusqu'au soir on trouve toujours un petit mini moment pour commencer à la concrétiser ;-)



- Quelles sont les conditions pour une séance créative réussie?



Quelques fois je me rends compte que je n'arrive pas à terminer un projet alors que j'en ai imaginé, coupé, cousu un autre entre temps en une journée seulement. Les différentes étapes de la réalisation demande une disponibilité, un temps, une motivation et une énergie différente. Ma règle: Pas de couture après 22h !! Et puis je crois que je n'ai moi même pas trouvé la réponse.
Soit on a vraiment pu visualiser le rendu de ce que l'on recherche (dans un magasin, sur internet, sur une amie) soit il est nécessaire d'avoir une certaine capacité d'imagination. Il faut choisir le bon modèle qui ira avec CE tissu. La fluidité, la transparence, l'épaisseur et la matière d'un tissu ne va pas donner la même chose évidemment. Parfois on a bien vu d'autres fois pas du tout!! Pour ma part je vois le potentiel de ce que je suis en train de coudre très vite. Si les quelques premiers rendus ne m'inspirent pas je peux laisser tomber l'ouvrage.
Depuis peu, mais je n'arrive pas à m'y tenir, j'ai compris qu'il était souhaitable de coudre une toile avant de se lancer. Inutile de vous dire que si j'en suis convaincue, je n'ai malheureusement pas le temps.
J'ai également compris de plus en plus l'importance de bien couper son tissus au millimètre près...Un petit décalage ici peut donner un gros défaut ailleurs...Certains tissus sont vraiment difficiles à coudre et peuvent me faire devenir dingue!! 
Enfin et surtout pour moi le "lâcher prise" est fondamental. J'entends par là que si une couture est ratée et qu'on a plus envie de découdre il est préférable de laisser tomber pour le moment et d'y revenir une fois qu'on sera "calmée". Un peu de recul et de patience ne font pas de mal!!



- Tu nous montrerais ton espace couture?


Voici mon petit espace. On ne le voit pas sur la photo mais la table peut s'ouvrir et offrir un peut plus de place pour travailler. Il s'agit d'un vieux meuble qui contenait une machine à coudre. Faute d'espace j'ai retiré la machine et je m'en sert aujourd'hui de cette manière. Je vis à Aix en Provence dans un petit appartement. La couture est une activité qui peut être envahissante aussi bien dans l'esprit que dans l'espace ;-) Quand je me lance dans un projet, il y en a partout pendant des semaines!!


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- Quelles sont tes inspirations? Comment les idées te viennent-elles?


Mes envies varient bien sur en fonction des nouveaux patrons qui sont proposés. Je n'ai pour la plupart du temps pas d'idée précise dès le début. J'entends par là au moment de l'achat de mon tissus. Je chine de jolis coupons qui peuvent dormir dans mon armoire pendant longtemps (ou pas). Sans les regarder régulièrement, je sais exactement ce que j'ai en stock. Puis hop un matin au réveil, un trajet en voiture (et j'en passe) l'idée est là!! Et ne me quitte plus. 
Les vitrines des magasins qui proposent de bien jolies choses (et trop chères à mon gout) font une bonne base de l'actualité mode. Les idées me viennent souvent de ce que je vois, la tendance et de mon désir de faire mieux, unique et moins cher!!
Évidemment les autres blogueuses couturière sont une source inépuisable d’incitations, de tentations et de créations!! Certaines sont si talentueuses et généreuses de bons conseils qu'elles me permettent de me dépasser et d'avancer.


- As-tu un secret à nous confier pour être plus créative?


Observer beaucoup, prendre des influences certes mais tenter toujours d'apporter sa propre touche. J'aime les choses relativement épurées et raffinées dans la vie. Je dis toujours qu'il faut faire attention à ne pas trop se laisser aller à l'originalité non plus...J'entends par là qu'il faut imaginer quelque chose de "portable" dans la vrai vie et qui ne donne pas un air déguisé. Après tout est question de gout bien sur. Prendre une idée par ci une autre par là, faire des essais et prendre quelques risques...Accepter que ça ne marche pas à tous les coups sous peine de laisser tomber très vite cette activité. La couture est une passion très valorisante mais elle peut aussi devenir ingrate parfois et pas toujours à la hauteur du temps et de l'énergie qu'on y met. Faite une petite pause, prenez du recul sur ce qui n'a pas marché et recommencez. La prochaine sera peut être la bonne et suffira à vous remplir de satisfaction ;-) Puis n'oublions pas que nous ne maitrisons pas tout. C'est au fur et à mesure de "loupés" de "pas terrible" que va naitre une pépite. On ne sait pas toujours pourquoi...en gros se laisser aller à ce que nous sommes...la création c'est avant tout le prolongement de soi même, un hasard, une humeur, un moment particulier...C'est le résultat de tant de choses ;-)

samedi 20 septembre 2014

365 jours de yoga #0 - le 30day yoga challenge / le défi des 30 jours

Cette année, je suis déterminée à faire du yoga quotidiennement et à progresser. J'ai commencé au début de l'été et compte bien vous faire des compte-rendus détaillés des raisons pour lesquelles il faut faire du yoga, de ce qui marche ou pas, des cours/DVD/sites testés...Bref vous donnez envie de vous aussi vous lancer dans la pratique du yoga.


Pour commencer, je voudrais vous parler du 30-day yoga challenge porté par le chouette site Do you yoga:
le principe est simple :
- pendant 30 jours, on reçoit, par mail, une vidéo d'environ 20 minutes focalisée sur une partie du corps ou un type d'exercices.
- il ne reste plus qu'à trouver un petit moment pour s'y mettre

Les +:
- J'aime la manière décomplexée d'enseigner d'Erin Motz
- la durée -20 minutes- est idéal
- l'envoi par mail est pratique ( et ça évite de perdre le lien)
- c'est gratuit!

les - :
-c'est en anglais
- chaque vidéo est focalisée sur un type de mouvement ou une zone du corps.


Moi, j'ai presque fini! Et vous?
Vous pouvez retrouvé l'intégralité des vidéos sur mon tableau Pinterest consacré au yoga


mercredi 17 septembre 2014

Encore un peu d'été, la robe en wax

En juillet, alors qu'il pleuvait des trombes et que nous nous demandions sérieusement si nous n'avions pas intérêt à remettre le  chauffage, j'ai envie de me coudre un robe d'été. Parce que ça se vérifie chaque année, Paris connaît quelques jours ensoleillés à la rentrée ( mais pas des semaines non plus, si vous voyez ce que je veux dire...)


C'était aussi que j'avais TRES envie :
- de faire un sort à ce coupon de wax
- d'essayer le modèle New chic dress du numéro Ottobre 2014/2
Et puis, une fois le tri de printemps effectué, les vêtements fatigués, boulochés, distendus, donnés, il ne me restait plus tant de robe que ça.
Bref, j'avais plein de raisons!



Le modèle ne présente aucune difficulté. 
Taillé en taille 34 en rabotant les marges de couture, j'ai aussi enlevé la fermeture éclair qui n'était pas nécessaire.



J'ai visionné au moins 4 ou 5 tuto pour poser parfaitement le biais en V sur l'encolure. Je tenais absolument à ce contraste. 
Et puis je me suis amusée avec les bretelles.


Et en termes de wearability project?
Ma robe est :
- seyante : 4/5. J'aime beaucoup le buste et la taille haute. La jupe manque un peu d'ampleur à mon goût. peut-être en referai-je une version avec jupe francée.
- polyvalente : 4/5 aussi. Je ne la mettrai pour un mariage ( encore que?) mais pour aller de la plage au boulot ( avec une veste), pour courir après mes garçons ou pour déjeuner avec une copine, elle me paraît très satisfaisante.
- compatible avec le reste de ma garde-robe : 4/5. Elle a beau être imprimée, elle reste bleu et se marie du coup très bien avec une grande partie de mon vestiaire d'été et d'automne.
- confortable : 4/5. Totalement! Elle est peut-être un peu trop décolletée d'un ou deux centimètres pour que je sois totalement à l'aise. Pourtant, j'ai eu l'assistance d'Amaury pour prendre les mesures et j'ai été d'une grande rigueur sur ce sujet.
16/20 représente bien tout le bien que je pense de cette robe.

J'ai encore un projet en wax terminé à vous présenter et ensuite, il faut que je soudoie quelqu'un pour m'en ramener à nouveau. Je trouve ces tissus tellement beaux, tellement originaux et chatoyants que je n'ai plus qu'une envie : en recoudre!