mardi 29 avril 2014

Les mains d'ans l'argile - Toi, nous et la leucémie #3

Le spécialiste arrive. Elle te dévisage. S’assied.
-         Stanislas est malade. Il n’y a plus, dans son sang, que des cellules anormales.
Le terme me choque, je la regarde et je lance :
-          - Anormales ? cancéreuses ?
-         -  Oui. Nous allons immédiatement faire des échographies du cœur, du foie et de la rate. Nous ferons une ponction lombaire et un prélèvement de moelle osseuse. Puis nous transfuserons Stanislas. Parce que les petites taches rouges autour de ses yeux nous alertent sur le fait qu’il n’a plus de plaquettes et qu’il peut faire une hémorragie à tout moment. Son état est trop grave pour que nous puissions le transporter à l’institut d’oncologie. On va faire ça ici. Vous avez des questions ? je reviens dans un instant.
Nous sommes cois, bien entendu. Elle quitte la pièce en refermant soigneusement la porte derrière elle.
La chambre est toujours silencieuse.
Quelques larmes roulent sur le visage de ton père. On se serre l’un contre l’autre et on te regarde.

Les échographies ont montré que tu avais le foie et la rate hypertrophiés et le cœur curieusement en bon état.
-        -   Votre médecin, il ne l’a pas ausculté lors des derniers rendez-vous ?
On nous a laissé dehors, dans le couloir, pendant qu’on te faisait un myélogramme, le mot savant pour dire qu’avec un sorte de vilbrequin, on te prélevait de la moelle osseuse dans la hanche.
Tu as regagné ta chambre, avec,sur un bras, une intraveineuse avec des plaquettes , sur l’autre un moniteur pour vérifier que ton cœur ne s’arrêtait pas. La fenêtre donnait sur un semblant de jardin et sur une haie qui fuyait à l’horizon.
-        -   Lequel d’entre vous reste pour la nuit ? Parce qu’on ne peut accueillir qu’un seul parent.
On a échangé un regard et on s’est tourné vers toi.

-          - Papa.

lundi 28 avril 2014

Mais comment font-elles? Les secrets d'organisation de Yanoudatoi

Aïda est la jeune femme pétillante qui se cache derrière le blog Yanoudatoi's (little) world. J'aime son style un brin rétro, très féminin et délibérément moderne. J'aime le ton de son blog. Et aujourd'hui, c'est elle qui nous dit tout sur la couture, la créativité et la manière de concilier tout cela avec un job et un grand petit garçon.


Quand crées-tu ?

Disons que je crée dans ma tête dès que j’ai une pause : au téléphone, au boulot, dans le tram,… je gribouille, je teste, j’imagine. Je passe la semaine à prévoir ce que je vais pouvoir faire le vendredi. Le vendredi c’est en principe mon jour à moi. Je travaille à 4/5ème et mon fils est à la crèche à temps plein, c’est le jour où je peux être seule avec ma machine et ne m’occuper que de moi.


Tu nous montrerais ton espace couture  ?

J’ai un tout petit espace couture. Nous avons séparé notre chambre en deux avec des rideaux en laissant une bande de 3m sur 1m50 pour mon atelier. Ça a été Tetris mais j’ai réussi à tout faire tenir dedans, kilomètres de tissus, mercerie, table de couture, machines et patrons. Tout y tient. Je dois juste décalquer les grands patrons et couper mon tissu dans la cuisine si je veux une grande table.
Sur la photo on voit un bout de mon meuble à outils surmonté d’un plateau tournant en bois avec mes feutres, crayons, craies et ciseaux. Juste à côté, un tableau noir et une grande bibliothèque comprenant mes patrons et mes machines. Le tissu se trouve dans les boites transparentes et le portant avec les tiroirs en tissus noir au centre de la photo contient ma mercerie : rubans, biais, passepoils et autre dentelles, c’est là !
Je suis super fan de mon bureau, de ma table j’ai une merveilleuse vue sur un jardin plein d’oiseaux. Et puis l’avantage d’avoir un mini atelier c’est que j’ai littéralement tout à portée de main pendant la couture.


Quelles sont tes inspirations ? Comment les idées te viennent-elles ?

Je pense que les idées peuvent vraiment me venir de partout si mon cerveau est stimulé. Elles arrivent en général par flashs, je peux presque sentir l’ampoule s’allumer et une fois que j’ai quelque chose en tête, pas moyen de m’en débarrasser tant que ce n’est pas durablement noté ou même entamé.
Je dois quand même être honnête et dire que le net est une super source d‘inspiration, j’adore découvrir et communiquer. Certains réseaux sociaux comme Pinterest et Instagram sont tout bonnement des merveilles dans le domaine et je lis toujours avec attention et plaisir les quelques retours dans les commentaires de mon blog. C’est une sacrée motivation et une super stimulation.
 Mais plus que tout ça, je crois que le moyen le plus efficace de titiller ma créativité en ce moment est la réflexion que je poursuis autour de ma garde-robe et la création en tant que telle, chaque projet en amène un autre, c’est fantastique. Peut-être est-ce le désert actuel de mon dressing, mon stock de tissu débordant ou la série de patrons dans ma bibliothèque que je n’ai pas encore attaquée mais j’ai l’impression qu’un monde de possibilités s’ouvre à moi et après une petite période de mou, il ne me reste plus qu’à plonger.


As-tu un petit secret à nous confier pour être plus créative ?

D’abord de toujours avoir de quoi noter avec soi, gribouiller dans un carnet est le meilleur moyen de ne jamais perdre une idée. Et puis le plus important, prendre le temps et profiter. Je passe beaucoup de temps à planifier et penser mes créations, à m’arranger pour réussir à caser tout ce que je veux faire dans ma semaine déjà bien remplie. Mais une fois ma fenêtre couture aménagée, je prends vraiment le temps d’en profiter et je veille à me faire plaisir : choix des matières, des couleurs, du patron, finitions, … Je ne sais jamais vraiment dire combien d’heures j’ai mis dans une création, si je n’ai pas fini à la fin de ma journée et bien je continuerai plus tard. C’est ma bouffée d’air frais, pas une course.

Vous pouvez la retrouver sur son blog Yanoudatoi et sur son compte Pinterest.

dimanche 27 avril 2014

100 jours heureux - jours 22 à 35

Nous abordons une période au bonheur facile et évident avec ces 15 jours de vacances, que nous avons passé en Baie de Somme. 



Ce qui a rendu heureux Amaury : déjeuner dehors/ parler de la Baie de Somme ( juste avant d'y partir) avec l'ophtalmo, également passionnée/ jouer au foot sur la plage/ faire la sieste/ jouer avec les enfants sur la plage/admirer la Baie au petit matin , en allant chercher le pain/ réussir à faire un char en origami/ me promener seul, avec Gautier/faire un foot sur la plage/ les jardins de l'abbaye de Valloires, et notamment la perspective vers l'abbaye à partir du cloître végétal/voir Stanislas gagner la course en brouette/ marcher en Baie d'Authie/ voir que Stanislas réussit ses soustractions/ aller à la messe avec mes 2 garçons/ les délicieux repas de mon bel amour (c'est moi!)/ être à la plage sous le soleil/ la sortie avec un guide naturaliste pour découvrir l'écosystème de la Baie et manger des asters maritimes/ l'arrivée de Daddy et Myma/ voir Stanislas jouer au foot/ la chasse aux œufs/ affronter le mauvais temps avec Gautier/ mon bel amour a fait mon pain préféré ( épeautre/seigle et raisins secs)/ le vol de cigognes au Parc du Marquenterre/ l'expo photo du Festival Photo/ la vue de la baie ce matin depuis mon endroit préféré/ jouer aux 1000 bornes/



Ce qui a rendu Stanislas heureux : déjeuner dehors/ Maman m'a lu Géronimo Stilton/goûter sur la plage/ être en vacances avec ma famille/ faire mes devoirs avec Papa/ faire 3 heures de sculpture/ voir les cyclistes faire la course de la côte picarde/ finir ma sculpture de dauphin/ jouer au foot sur la plage avec d'autres copains/ organiser une course de bâtonnets dans le jardin des marais, sentir et toucher dans le jardin des 5 sens à l'abbaye de Valloires/ apprendre la bataille de Crécy avec ses chevaliers, ses archers et ses bombardes/trouver des oeufs dans la maison/ trouver une super planche dans la Baie d'Authie/ manger le bon pain aux raisins de Maman/ fabriquer un parcours d'activités sur la plage/ jouer sur le téléphone de Papa/la sortie avec un guide naturaliste/ voir Myma et Daddy et dîner avec eux/ manger une maxi portion de frites ( ramenées brûlantes de la baraque à frites!) / trouver encore des œufs de Pâques/mettre plein de feux rouges à Myma aux 1000 bornes/ dessiner par terre avec des craies/ jouer au foot



Ce qui a rendu heureux Gautier : jouer avec Papa sur la plage/ manger des fraises/ faire un château de sable/ manger de la glace menthe-chocolat/ voir la course de vélo/ les senteurs du jardin des 5 sens à l'abbaye de Valloires/ quand j'ai trouvé mon plus gros coquillage de l'univers  en Baie d'Authie/ faire un câlin à Myma/ aller à la plage avec ma maman chérie, mon Stanislas et mon Papa/ trouver des œufs dans la maison et les manger/ être avec Daddy et Myma/ marcher dans la forêt de Marquenterre/



Ce qui m'a rendue heureuse : coller sur le mur un immense adhésif en forme d'astrolabe/ être en vacances en Baie de Somme/ lire au soleil/ parcourir le vide-grenier du Crotoy qui se tient sur la promenade qui surplombe la mer et acheter un panier à coques/ prendre un cours de modelage et admirer la facilité avec laquelle Stanislas crée une mouette puis un poisson/ courir 10 kilomètres en petite foulée, admirer les oiseaux et le paysage/entendre les enfants dirent, surexcités, "viens vite voir : il y a un chalutier échoué dans la Baie" ( se presser importe peu, il ne sortira de cette ornière qu'avec la prochaine marée) / visiter les merveilleux jardins de l'abbaye de Valloires/ réussir mes croquis de crabes/ arrivée au bout de ma course à pied, contempler la baie toute en bleu et vert/entendre les garçons parler de leurs tee-shirts homemade comme de leurs préférés/ faire une soupe de cresson ( c'est si rare de trouver du cresson)/aller jusqu'au chenal main dans la main avec mon Stanislas/ avoir fini de lasurer les fenêtres/ le beau temps parti puis revenu/ marcher en Baie d'Authie entre ciel et mer/ écouter les enfants se raconter des histoires/ goûter assis dans le coffre/ la mousse de framboises de Pâques/sortie avec un guide naturaliste et notamment la dégustation des asters maritimes et la découverte de graines fossilisées (10000 ans d'âge)/ voir Daddy, Myma et les enfants si heureux de se voir/ recevoir un trésor ( une boite de boutons du début du XXème siècle, trésor de famille de la maman d'Amaury)/ peindre la Baie depuis le ponton/ voir les 170 photos finalistes du concours Festival de l'Oiseau/ la lumière sur les étanges au Parc du Marquenterre/ finir mon deuixème UV Foundations of teaching for learning/ finir de coudre un haut pour moi/

samedi 26 avril 2014

Et si on troquait ? l'échange avec Delphine

J'ai prévu une avalanche de trocs pour l'année 2014. C'est toujours un plaisir immense et une jolie excitation.

Delphine m'a tricoté un très joli bonnet, un bonnet bien chaud qui m'a accompagnée tout au long de mon hiver en Baie de Somme :


 Et en échange, elle voulait de la peinture, dans les gris/vert, pour décorer sa salle de jeux. Je me suis amusée à essayer des méthodes/des matières un peu différentes de celles auxquelles je suis habituée. J'ai inclus un peu de ruban, un peu de couture...


 Je crois que finalement cet ensemble ( qui fait 46*42 cms)  a fini dans son atelier  (une image du détail) :



vendredi 25 avril 2014

la blouse du petit sucré

Mon petit chéri a franchi la barre des 100 centimètres. Désormais, c'est officiellement un grand!
Corollaire immédiat : il faut refaire sa garde-robe, Stanislas étant à l'hôpital au même age, nous n'avons pas de vêtements de ces tailles là...


Première urgence, une blouse pour aller à l'école. Amaury ayant récemment trié ses vêtements, j'ai utilisé une chemise usagée. 
Pas de patron : 
-j'ai pris un vêtement un peu trop grand pour lui pour me faire une idée de la carrure, 
-j'ai enlevé col et poche de poitrine très soigneusement tout en conservant le pied de col car j'aimais cet effet " col Mao"
- j'ai coupé les manches dans les manches de la chemise d'origine
- et j'ai conservé la patte de boutonnage.




Bon, je me rends compte en regardant les photos qu'elle n'est pas si ample que ça et qu'il faudra, sans doute assez prochainement que je m'y remette!




jeudi 24 avril 2014

The wearability project - au boulot ou quand l'habit fait le moine

Cet été, cela fera 15 ans que je travaille, 15 ans que j'évolue dans un monde très masculin, 15 ans que je suis souvent la seule femme et la plus jeune. Alors s'il y a bien une chose que je peux en tirer en matière de garde-robe professionnelle, c'est que l'habit fait le moine.


D'abord, l'habit marque la fonction et la position hiérarchique.
La manière dont on se tient et dont on est habillé est la première chose que les gens perçoivent. Ils en tirent une impression durable, quelle soit positive ou négative.
Par exemple, quand les gens prennent rendez-vous avec moi, je vois dans leurs yeux que mon sexe et âge ( et en général mon mode de management) les surprend. Alors quand c'est un entretien à enjeux, j'évite de les déstabiliser un peu plus avec ma manière de m'habiller. Je me fonds dans des couleurs neutres, je porte une veste, des bijoux discrets mais de valeur.
En général, je consulte mon agenda avant de préparer ma tenue du lendemain. J'essaie d'harmoniser le discours à passer/l'image à donner et la tenue du jour.


Ensuite, l'habit porte le poids du secteur d'activité et de la géographie.
La latitude vestimentaire est liée au secteur d'activité. Entre la presse féminine et le secteur du bâtiment, il y a un monde et ce qui est apprécié à un endroit ne l'est pas forcément partout. 
Là où je travaille, les hommes portent des costumes sombres et des chemises à manches longues ( toujours, quelque soit la saison). La cravate est la variable d'ajustement entre le branché et le traditionnel (de plus en plus, les chaussettes aussi, avec un vrai snobisme pour celles du Pape, en fil d'Ecosse).
Et puis, il y a le lieu géographique. Ce qui est l'uniforme à Grenoble ( parka technique...) ne l'est pas dans Paris intra-muros. A Paris, il va de soi qu'on suit la mode, même de loin, que porter la couleur tendance de l'année est apprécié, qu'il faut varier les tenues.
Il y a aussi les considérations pratiques comme le fait de se déplacer par monts et par vaux, de prendre son vélo pour aller jusqu'à la gare...


Alors comment garder le plaisir de s'habiller quand on est obligé de porter un "uniforme"?
(j'en connais qui portent des dessous affriolants sous leurs tailleur pantalon ou des dessous fluorescents dans l'esprit zumba)
Je suis fidèle au duo robe + veste pour les jours à enjeux/ gilet un peu structuré pour les jours plus tranquilles : l'ensemble est confortable, féminin ( j'y tiens dans ce monde de brutes) et relativement boulot-compatible.
Pour les "grands soirs", je sors mon uniforme : pantalon noir/veste noire/chemise.
Je mise depuis quelques mois sur des broderies discrètes qui apportent un zeste d'originalité.
Et je n'avoue jamais (sauf aux copines) que je couds ma garde-robe!

Les trucs en plus : j'ai, dans mon placard de bureau, une paire de collants de rechange et une paire d'escarpins noirs à talons pour le cas où! (Une plaque de chocolat noir à 76% aussi).
Et quand je sens qu'il faut que je sois dans le ton (et quand bien même cela piétine mes principes) j'investis dans un foulard/un gilet en coton/ une broche de la couleur "in". Ou bien pour une pièce résolument mode ( cet hiver, j'ai porté et reporté un "jegging" enduit, super mode - et qui a l'immense avantage de ne pas se repasser :-))

Et pour mes plans couture ? ma collection printemps en est la démonstration, j'ai cousu plus corporate avec les 2 tenues "50 shades of grey" clairement destinées aux semaines de boulot.  Pour cet été, il y aura deux jolies robes assez habillées, une jupe taille haute et un bustier brodé.
Et pour l'automne, il faudra que je couse chemises, pantalons droits et vestes.

A lire sur ce sujet : 
Du relooking au good looking - le pouvoir de l'image de soi - Maryaline Thériaux
Donnez une bonne image de vous - Aude Roy (la pionnière du conseil en image )

mercredi 23 avril 2014

Les fruits exotiques - cahier de coloriage

Il n'est pas tout à fait venu le temps où nous trouverons pléthore de fruits frais dans les étals, en tous cas pas chez nous! Du coup, on craque pour des plaisirs exotiques : des mangues - les garçons sont de grands consommateurs- et des kiwis, de France la plupart du temps.


Si vous avez envie de récupérer la version pdf, laissez un commentaire et votre adresse mail.

lundi 21 avril 2014

Bouquinons # 48


Voila un bon livre de vacances : il y a une histoire d'amour, un gentleman cambrioleur, du tango, le Buenos Aires interlope, les années 20, une croisière dans un transatlantique luxueux, des parties d'échec ...Bref, tout pour passer un bon moment.


Je n'avais pas encore lu celui-ci et j'ai éclaté en sanglot, évidemment. Amaury, qui lit un livre par an ( les bonnes années, l'a lu et a pleuré. bref, on vous recommande ce livre d'une grande sensibilité . Il est très court mais je pense que nous le porterons longtemps avec nous.
Vous pouvez en lire un peu plus ici.


Je suis une fervente lectrice de Mankell. Je trouve que la peur, la peur dévorante des fermiers blancs, en Afrique est incroyablement retranscrite. On ne sait plus si c'est du délire lié à la malaria, de la peur panique ou les effets du sorcier.
Le livre est excellent, quoiqu'un peu perturbant, pas vraiment une publicité pour l'expatriation en Afrique.
Vous pouvez vous faire une idée ici.


Ce livre est un OVNI, témoignage d'un ancien éditeur Will Schwalbe, qui décida avec sa mère de faire des séances de chimio de celle-ci un club de lecture. On y parcourt des grands classiques, comme des nouveautés ( ils lisent Olive Kitteridge dont je vous parlerai dans le billet "bouquinons # 49 par exemple ;-)).On y parle de maladie et d'accompagnement, de souffrance un peu et de système public de santé. J'ai bien aimé!

dimanche 20 avril 2014

Les petits déjeuners du dimanche ( ou du mercredi) # 26 - une légère addiction aux smoothies


Smoothie pommes amandes ( compote de pommes maison, purée d'amande complète, yaourt grec, cannelle) et petits pains aux raisins et à la cannelle.


Smoothie mangue coco ( 2 mangues bien mures, yaourt nature et un peu de lait de coco), madeleines au citron, thé des sherpas ( Palais des Thés) et chocolat noir au sésame ( Cote d'Or)


Smoothies poires gingembre ( poires bien mûres, yaourt velouté, gingembre), lunes sablés à la cannelle, thé du tigre ( Palais des thés)


Smoothie pomme - banane (compote de pommes, 1 banane, raisins secs), cookies à la compote


Smoothie cappucino ( 1 banane, 4 dattes réhydratées, un peu de café soluble, lait de soja à la vanille, un peu de cacao non sucré) et pain noir sans gluten


Smoothie mangue (2 mangues bien mûres, 1 yaourt) - pain noir sans gluten et chocolat noir au café

mercredi 16 avril 2014

50 shades of grey # 2 - le haut Mélanie de République du Chiffon

Comme Erika m'avait laissé un morceau de lin blanc, j'ai pu y couper Mélanie. 
Mais qu'est ce qu'elle dit? J'ai continué mon exploration du livre Un été couture de République du Chiffon en cousant un haut à partir de la robe Mélanie, cela faisant suite à mon coup de foudre pour le haut Erika.


Comme je n'appréciais que modérément le zip au milieu de la robe, je l'ai enlevé et ai cousu le devant en une pièce en prévoyant une parmenture en V pour que l'encolure soit propre.
J'ai coupé la robe à 15 cm en dessous de la ceinture parce que je voulais un haut assez court ( pour que cela me fasse de plus grandes jambes :-))

en version " dress down" avec un short et des espadrilles

J'ai aussi sciemment inversé les pinces de derrière que j'ai mises devant et les pinces ouvertes de devant que j'ai mises derrière parce qu'après essayage, je préférais comme cela.



J'ai laissé les manches à cru, parce que j'aime bien le coté délicat des petits fils de lin qui rebiquent, et parce que sinon le haut faisaient vraiment vraiment classique.


en version "dress up"avec le pantalon présenté mardi

Et puis, j'ai dessiné un motif floral, des petites marguerites qui grimpent sur l'épaule. Et comme la maman d'Amaury venait de me donner un stock de jolis petits boutons en nacre, je les ai cousus pour faire le cœur de mes fleurs. Je suis très contente de cette broderie ( qui m'a pris 3 ou 4 fois le temps de la couture du haut)!


Et en termes de wearability project?

Mon haut est :
- flatteur : oui, je trouve avec sa taille marquée, son joli décolleté et ses mancherons qui n'accentuent pas les épaules.
- polyvalent : oui, vraiment. Et la broderie fait toute la différence avec un petit haut lambda.
-compatible : totalement, il est blanc!
-confortable : assez mais la taille est près du corps. Et Amaury le trouve très transparent,ce qui m'inhibe complètement!
Sa note globale est de 16/20 et je confirme que je le porte beaucoup!

Maintenant, c'est la robe Mickaelle qui me fait l'oeil!

Au boulot # 2 - la voltige de l'évaluation

Comme nous sommes mercredi et que je ne travaille pas, je peux donc vous livrer la suite de mes réflexions sur le dur métier de manager. :-)


La campagne des entretiens annuels s'achèvent. C'est toujours un exercice difficile d'évaluer son équipe, d'apprécier ce qui marche et de dire ce qui fonctionne mois bien, ce qu'il y a à améliorer et comment y arriver. C'est compliqué de faire preuve d'empathie et de dire les choses néanmoins, d'être un manger courageux et motivant.
L'exercice était d'autant plus difficile cette année que nous avons effectué des changements de fond et qu'il y a d'encore plus importants devant nous, que les membres de mon équipe sont tous plus âgés que moi et que le mot d'ordre de notre grand chef était "parler vrai".

D'abord, on ne le dira jamais assez mais il y a quelques fondamentaux
-un entretien se prévoit suffisamment à l'avance. Un délai de quelques semaines me paraît bien
- on prévoit un créneau horaire assez long. Par principe, je prévois 1h30. Parfois, c'est un peu plus long mais en général, on s'y tient. Grâce aussi au PIA (Point de Mi Année) et aux points hebdomadaires que je fais chaque semaine.
- on s'installe dans un endroit calme et on coupe PC et portable.
- on prépare. On récupère et on relit l'entretien annuel de l'année passée et le point de mi-année. On s'efforce de trouver des exemples factuels pour tous les points que l'on souhaite aborder. Je transmets un formulaire vierge à la personne évaluée quand je prends date et je lui demande de préparer l'entretien de son coté.


Dans le respect du formulaire fourni par le Groupe, pour chaque point:
-  je laisse la personne s'exprimer, je l'écoute en essayant d'être totalement disponible.
- je pose des questions, je reformule
- j'évalue en adoptant la démarche PNL en 3 points*:
1. je présente les réussites en termes concrets, factuels.
2. Introduite par "et" (et non par mais!), je présente les axes d'amélioration sous d'objectifs à atteindre et d'actions à réaliser
3. Et je conclus avec les qualités de la personne. Je lui dis qu'il compte dans l'équipe et pourquoi.

Pour vous rappeler les bancs de l'école, ce n'est pas "des progrès mais peut mieux faire", c'est "ne fait plus que 5 erreurs par dictée et en restant silencieux pendant celles-ci, arrivera sans aucun à s'améliorer encore. Elève doué de beaucoup d'un humour amuse et stimule l'ensemble de la classe".

Bon, ce n'est pas toujours de la tarte et parfois (rarement heureusement), cela commence par des larmes et des récriminations.

Les points de mi-année sont pour fin-juin/début juillet, vous avez d'autres trucs à me donner?

*Programmation Neuro-linguistique : si vous êtes intéressé(e), vous pouvez lire Comprendre et pratiquer la PNL de Josiane de Saint Paul, Hélène Blanchard, Françoise Ducreux et Antoni Girod chez Interéditions, livre auquel j'ai emprunté la méthode).

lundi 14 avril 2014

50 shades of grey # 2 - le pantalon

Dans mes plans de couture pour le printemps et dans mes réflexions The wearability project appliqué au monde du travail, j'avais décidé de coudre des tenues un peu plus formelles, dans des tons de blanc et de gris. La seconde tenue sera composée d'un pantalon 7/8, issu d'un magazine Ottobre ( le 2010/2) et d'un haut, cousu à partir de la robe Mélanie de république du Chiffon. Le tout brodé  bien entendu!


Moi, en matière de pantalon, j'ai deux incontournables : 
- soit le slim à condition qu'il soit joli et qu'il m'aille bien ( et que l'élastique à la taille ne fasse pas trop de plis car ma taille oscille entre le 10 et 12 ans selon les marques d'où l'élastique!) :-)
- soit le pantalon droit avec une taille assez haute et une fermeture sur le coté ( petit détail qui vous assure un ventre joliment plat) finalement assez polyvalent que je porte soit avec des talons et un haut habillé pour aller bosser soit avec des baskets et un tee shirt pour le week end. Démonstrations plus bas!
Comme il est hors de question que je couse un slim ( encore que, le dernier Ottobre pour femme 2014/ 2 va finir par m'y mener puisqu'il s'agit d'un slim avec la fermeture éclair sur le coté!), j'ai cousu un pantalon droit.
Et puis, c'est ce que ma maman m'a appris à coudre avec la jupe droite et le short taille haute.


C'est une adaptation du modèle de pantacourt Scooter du numéro Ottobre 2010/2 . Je l'avais déja testé ici, j'avais apprécié et si le tissu avait tenu le coup, je le porterai encore! Je l'ai rétréci d'une taille pour arriver à une taille 32, opération réalisée sans problème.

en version "dress down"avec le tee-shirt cobalt cousu en 2013

Pourquoi a-t-il une longueur 7/8? Tout simplement parce que lorsque j'ai lavé le tissu- une popeline avec un peu d'élasthanne- avant de le coudre, il a horriblement déteint et qu'il a fallu que je biaise pour couper toutes les pièces. J'étais plus vexée qu'un pou car il s'agissait d'une popeline payée 10/12€ le mètre sur internet!



en version "dress down"
J'ai été obligée de défaire la ceinture parce que je l'avais fermée avant d'y insérer la fermeture éclair. Bravo à moi!


en version "dress up"


Et finalement, me voila très satisfaite avec mon pantalon, que je trouve flatteur, confortable et polyvalent : un parfait exemple de couture raisonnée. Du coup, j'envisage  d'en faire au moins un autre dans un tissu finement rayé.


Et en termes de Wearability project?


Mon pantalon est :
- flatteur : je ne suis pas très habituée à cette coupe de pantalon et j'ai un petit doute sur la longueur choisie que je trouve un peu courte, notamment avec des chaussures fermées. La note reflète ces incertitudes. Cela dit, j'ai eu des compliments à chaque fois que je l'ai mis.
- polyvalent : oui, complètement.
- compatible avec le reste de ma garde-robe : absolument, il est gris!
-confortable : oui, très. J'aime beaucoup ces pantalons avec une ceinture large, ni trop haute, ni trop basse par rapport à la taille et le zip sur le coté.
Reste l'inconnue de la tenue du tissu car il a continué à déteindre au deuxième et au troisième lavage...
Sa note globale étant de 16,5/20, je n'ai pas d'inquiétude sur son avenir!

Revenez jeudi, je vous présenterai ce haut cousu à partir de la robe Mélanie du livre un été couture de République du chiffon.