jeudi 28 février 2013

Lathelize, collection printemps-été 2013

J'avais trois choses en tête quand j'ai commencé à dessiner cette collection:
1/ que je n'avais pas besoin de vêtements d'été. Il fait nettement moins chaud en région Parisienne ou à Nantes qu'à Lyon. Et puis, nous ne prévoyons pas de vacances dans des endroits de canicule.
2/à ma garde-robe professionnelle qu'il faut que j'étoffe et que je rende un peu plus formelle. Il y a souvent des situations ou je préside des commissions ou des jurys, où j'anime des réunions ou lance des séminaires. Et là, il faut que j'ai l'air un peu crédible.
Au programme, des petits hauts en lin, nettement plus habillés que leurs collègues en jersey ; une robe pour aller à un mariage...
Pour ces croquis, je me suis mise des lunettes car je suis très myope et il ne m'est pas envisageable d'aller travailler sans lunettes.
Je peux d'ores et déja vous dire que celui-ci a fini en chiffon à poussière. Le patron était très mal choisi, j'ai tout raté et le tissu un voile à plusieurs épaisseurs, néanmoins très fragile, n'a pas supporté le découd-vite...
Celle-ci, c'est la robe N du Stylish Dress Book III, dont j'aimais les volants et les poches prises dans la ceinture. Je lui ai trouvé des manches, prises d'un autre modèle du même ouvrage. Et hop, et celle-ci, je l'aime beaucoup...
Classique mais efficace. Sur une jupe comme sur un pantalon. Je ne sais pas encore de quel patron je vais partir.
 Ce modèle me fait de l'oeil depuis un moment pour son intéressant motif plié devant. il s'agit du patron Vogue V 7826 sans le col que je trouve bizarre voire atroce.
J'ai un joli coton écru à pois qui attend depuis quelques années son tour.
En vrai, je ne bois pas de café mais du thé. Comme 80% de mon équipe en fait...
J'ai hésité à classer cette jupe longue dans la collection "sérieuse" ou dans la collection "balnéaire". J'aime beaucoup les jupes longues et j'ai un jersey un peu lourd, gris à gros pois blancs que je compte bien transformer.
Patron maison.
Mon amie Diane, résidente Belge, mais ardéchoise de naissance se marie au mois de mai. Je ferai pour l'occasion une robe longue et simple dans un jersey noir à pois écrus. Je pense partir de la robe 16 du livre Every day Hauts et camisoles et de lui faire subir les mêmes modifications que ma robe tribale.
Et il faudra que je trouve/fasse un chapeau, ou au moins un headband, et une pochette.
L'inspiration m'est venue devant une vitrine à Bruxelles. Il me fallait une robe cache-coeur, en jersey noir, se fermant dans le dos. Mise avec un pull ou une tunique, elle est très sage. Patron maison. Celle-ci est bien entamée et à vrai dire, assez mal partie. je crois que je vais la couper pour ne conserver que la jupe.
 Je ne suis pas sure que mon sweat rebelle soit à sa place. Mais il est cousu et adopté. Et je le mets souvent pour aller travailler, sur une robe ou sous une veste.
Une collection de petits hauts en lin, à emmanchures raglans, et ornés de boutons. Au programme, un blanc, un jaune, un taupe...
2/ à une garde-robe balnéaire. Nous cherchons un petit bout de maison en Baie de Somme, avec vue sur le ciel, et très près de la plage. 
Ca me donne des envies de rayures et de robes d'été pas trop légères quand même ( on est sur la Manche ). Sans compter que je n'ai même pas de blouson coupe-vent...
 Ciel, une Airelle. Celle-ci a tout pour elle, un petit col et des rayures qui brillent.
 Un blouson, Butterick 5335, avec un grand col. J'ai de la popeline entre le beige et le jaune.
Vous croyez que je peux passer un coup de bombe imperméabilisante dessus?
Je vous assure, j'ai besoin d'une robe tee-shirt en jersey bleu marine. Avec des manches un peu larges et un petit décolleté en V dans le dos.
On a toujours besoin d'un pull à rayures quand on est au bord de la mer. Surtout s'il a une encolure bateau et  des bords cotes trop chouettes, récupérés par ailleurs.

Vaste programme? Vous croyez que si nous achetons un petit bout de maison de vacances, il y aura une petite place et un petit budget pour une petite machine à coudre?

mercredi 27 février 2013

Interdit aux moins de 35 ans

J'avais une discussion récemment avec une amie (qui se reconnaîtra) sur nos projets de vie.
Ben voui, me disait-elle, j'ai 35 ans et j'ai réalisé tout ce dont j'avais rêvé : j'ai le travail que je voulais, j'ai épousé mon chéri, nous avons une maison ancienne en travaux à l'endroit dont nous rêvions, nous avons fondé la famille nombreuse que nous souhaitions...Maintenant, il me reste plus qu'une ligne droite vers la vieillesse.
Peu de temps avant, lors d'une réunion de couturières où la moyenne d'âge ne devait pas passer les 25 ans, j'avais pris mon âge (et surtout mon statut, mariée, 2 enfants, pas de chien mais une maison) comme une claque. J'étais rentrée démoralisée en me demandant pourquoi et comment l'âge de tous les possibles était passé.
Bref, tout cela m'a fait réfléchir.
Il y a quelques années, avant la maladie de Stanislas, Amaury et moi avions planché sur une prospective à 10 ans. Nous avions d'ambitieux projets (comme celui de nous établir en province ;-)).
Et puis, la vie nous a fait comprendre qu'une vie réussie se gagne au quotidien. 
Je pense que l'âge n'a rien à voir avec les rêves. Je pense que je serais, au fond de moi, éternellement la jeune maman émerveillée de 30 ans tout juste, fraîchement mariée, accro au bio et au fait-main et propriétaire d'une maison à retaper.
Je pense par contre que les rêves s'entretiennent, s'ajustent, se redéfinissent et qu'il est nécessaire régulièrement de se poser et de se demander ce dont nous avons envie, réellement.

Vous connaissez mon amour irrécupérable pour les listes? Sortez un papier, un crayon : on va faire une bourrasque d'idées ensemble, du plus futile à l'essentiel :

-1- qu'est ce que vous n'avez jamais fait et que vous essayeriez bien?
Moi, je rêve de danse. J'en ai jamais fait petite, je trouvais que cela faisait fille. Et finalement j'aimerais bien essayer pour essayer de trouver un peu de grâce.( par contre, j'ai fait de la boxe française...)
Et cela fait plusieurs années que je veux faire le trail des Hauts Forts sans le faire...Il est temps de se remettre à l'entrainement !
Plus sérieusement, Amaury et moi en parlons souvent, on aimerait bien donner plus, pas seulement de l'argent, mais aussi du temps et de l'affection. Alors, inviter à déjeuner une personne âgée ou s'engager dans Parrain par mille?

-2- quels sont vos rêves un peu enfouis?
Je rêve de voir plus mes petits gars et donc de réduire mon temps de travail.
Je rêve d'un mazot en haute montagne ou d'une cabane en bord de mer, d'un endroit sauvage avec vue sur le ciel et beaucoup d'espace autour.

-3- qu'est ce vous n'avez jamais fait et dont vous ne vous sentez pas capable?
Il y a quelques mois, j'aurais surement dit " être responsable d'une grosse équipe, d'un gros budget et de plusieurs sites", mais ça y est, c'est fait. Et je fais de mon mieux!
J'aime pas trop conduire et il faudrait que je m'y remette.
J'aimerais bien avoir un potager mais il semblerait que toutes les plantes passant par chez nous meurent rapidement. Ah, vous croyez que c'est parce qu'on ne les arrose pas?

-4- quels sont les endroits que vous voulez absolument visiter?
Tout près, je voudrais voir Nancy et les îles d'Yeu, de Ré, les îles anglo-normandes.
Plus loin, je rêve de Naples et de Sicile, de Monténégro et du Liban.
Et encore plus loin, nous voudrions aller en Argentine et au Chili, à Seattle et à Vancouver, au Japon, en Crimée et bien sûr retourner en Inde.

mardi 26 février 2013

Les rayures # 1

Ma maman vous le confirmerait : on a jamais assez de hauts à rayures. Manifestement, l'atavisme a fonctionné acr les garçons réclament eux-aussi régulièrement leur dose de rayures.
Pour équilibrer cette maille que je trouvais un peu austère presque triste, je voulais un décolleté bateau, une fleur et un petit pli devant.

Pour accentuer le coté de sport de cette maille, je voulais des coudières, un bord-côtes gris ( récupéré sur un de mes ancien pull).
Photos prises en Baie de Somme.

lundi 25 février 2013

Vue sur baie : les maisons de pêcheurs

Tampon inspiré des ruelles du Crotoy (80) où se blottissent les maisons de pêcheurs. Elles sont en briques ou blanchies à la chaux, les toits sont d'ardoise et les volets bleus ou verts.
J'ai pour l'occasion étrenner de nouvelles gommes. Sur le site Stampeaz, on peut acheter un lot avec différents textures. Celles-ci étaient très fermes (les NZ pour les connaisseuses), un peu trop à mon goût mais permettant des détails fins.

dimanche 24 février 2013

Chronique d'un samedi ordinaire

Et pour faire le pendant de la chronique d'un samedi extraordinaire, voilà la chronique d'un samedi ordinaire.
Comme je suis une bille, j'ai écrasé les photos de notre soirée mais l'essentiel y est.
 8 heures : la brume est tenace et s'agrippe à notre petit village.
9 heures : une course de voitures est organisée. Vroum, vroum...
10 heures : Nous partons au marché. Le jardin est blanc de givre.
11 heures : la production est locale. Et nous mangeons depuis des mois, poireaux, carottes, céleri et pommes de terre. Mais qu'est ce qu'ils sont bons!
12 heures : le pain sort du four. C'est l'heure du déjeuner.
14 heures : je viens de terminer ma première linogravure.
 15 heures : le parc a encore ses habits d'hiver et la bise glaciale ne fait que renforcer cette impression.
16 heures : on trouve toujours des trésors. Ici, nous sommes dans la phase de collecte de cailloux, les meilleurs étant ceux qui écrivent!
Ensuite, il y a eu une sieste impromptue, un essai de couture sur cuir et un diner japonais.

samedi 23 février 2013

Lathelize, jour après jour - le bilan

Lathelize, jour après jour, c'est presque 350 photos. 
C'est 58 mordues qui fidèlement se connectent. 
C'est beaucoup d'amusement au moment de préparer ses affaires le soir. 
C'est une silhouette fétiche : robe ample, ajustée en haut et au-dessus du genou, un gilet et une grosse ceinture.
C'est la démonstration que porter du fait-main tous les jours, c'est possible,  et que c'est même drôlement chouette.
En février 2012, ma tenue préférée fut celle-ci:
En mars 2012:
En avril 2012:
En Mai 2012:
En Juin 2012:
En Juillet 2012:
En Août 2012:
En septembre 2012 :
En octobre 2012
En novembre 2012
En décembre 2012
En janvier 2013:
En février 2013:
C'était peut-être une entreprise futile mais elle m'a été très utile. Elle m'a appris ce qui m'allait bien ou moins,  elle laisse aussi une trace des jours qui s'enfuient si vite.
C'est pourquoi j'ai décidé que la chronique Lathelize, jour après jour perdura en devenant mensuelle en 2013. Elle interféra moins dans le contenu du blog mais restera présente.

vendredi 22 février 2013

Guide de survie # 2 - Manger

Comment faire quand:
- on a des horaires conséquents et extensibles, avec une arrivée à la maison avec les enfnats autour de 19h30?
- on doit préparer des bentos quotidiens pour un ou plusieurs membres de la famille?
- on aime bien manger des plats gourmands et sans gluten, toujours, et bio, souvent?
Après de multiples essais, après l'abonnement chez Pic**d, j'ai fini par consacrer 2 heures le dimanche après-midi à la confection des repas pour la semaine.

Mes trucs :
- limiter le nombre d'ingrédients, ça permet d'optimiser la corvée d'épluchage et de limiter la vaisselle.
Ce jour là, les menus avaient pour base 2 kg de potiron d'Etampes et 2 kg de brocolis.
Avec le potiron, j'ai fait :
- une soupe potiron curry
- un gratin de pates- potiron - champignons- gruyère.
Avec le brocoli, j'ai fait :
- un dhal lentilles corail, brocolis, lait de coco
- une soupe brocolis, petits pois.

Avec le sachet de petits pois, j'ai fait :
une salade de petit épeautre- haricots verts- fèves- petits pois -estragon et une sauce au yaourt-miso- sauce soja.
- limiter le nombre de poêles/sauteuses à laver en les réutilisant plusieurs fois en passant juste par la case rinçage.
- optimiser le remplissage de son four. Dans l'usine où je travaillais précédemment, une usine de réfractaires, c'était le boulot de plusieurs personnes, l'optimisation du remplissage des fours. Faut croire qu'ils ont déteint sur moi!
Ce soir-là, le four a cuit, en même temps :
- des petits pains sans gluten
- le gratin de pâtes
- des quetsches ( congelées cet été quand il y en avait pléthore).
- faire des portions plus grosses en espérant que tous les restes réunis fassent un repas de plus!
C'est généralement là où le bât blesse, car mes affamés font assiette nette.
Je refais généralement le mercredi ou le jeudi soir quelques plats pour finir la semaine.

jeudi 21 février 2013

Bouquinons #29

Les saisons de la solitude de Joseph Boyden :J'ai énormément aimé ce roman qui nous amène au nord du Canada, dans une région peuplée des descendants d'Indiens, aujourd'hui sédentarisés et alienés par le crack, l'alcool et la junk food.
Une jeune femme vient au chevet de son oncle dans le coma et lui raconte le long voyage qu'elle vient de faire dans le monde civilisé à la recherche de sa soeur, mannequin à succès et poursuivie par des revendeurs de drogue. C'est une histoire fascinante avec des femmes fortes et des hommes qui boivent trop, avec des caribous et des ours, où les mythes et rites indiens s'intègrent dans la vie moderne. C'est une très jolie découverte!
Coup de coeur également pour ce très court essai, un peu desservi, je trouve par son style et son construction relâchés. J'aurais beaucoup aimé que le philosophe développe plus certains passages. J'ai coché nombre de pages et essaie de faire mien son cheminement. C'est un livre lumineux qui appelle à la bienveillance, à la simplicité et à la joie. Nourri par le bouddhisme et par la chretienté, porté par son expérience d'handicapé lourd, Alexandre Jollien nous donne les clés d'une acceptation joyeuse et volontaire de la vie. Amaury a écouté le CD ( qui est le strict contenu du livre) et nous avons convenu de le relire régulièrement.
 Amatrices d'Arsene Lupin, ne ratez pas ce roman déjanté, Haut vol: histoire d'amour de Peter Carey, un peintre célèbre et talentueux se retrouve après un divorce et un scandale, en marge, au fin fond du bush australien, en compagnie de son frère handicapé mental. Alternent, le journal du peintre qui se remet à peindre alors qu'il n'en avait pas forcément le droit et celui de son frère. Une femme très belle surgit, un tableau côté disparaît, c'est drôle et bien monté!
Encore une excellente découverte, soufflée par la responsable de la bibliothèque municipale, l'oeuvre non policière de Henning Mankell! Dans cet opus, un sexagénaire vit en ermite sur une île suédoise. Il se baigne chaque jour et creuse un trou dans la glace, l'hiver pour se baigner. Un jour, il lève les yeux et voit une vieille femme avancée sur la glace avec un déambulateur. Il reconnaît son amour de jeunesse, qu'il avait abandonné. Elle vient lui demander de tenir une promesse. C'est vraiment très bon!
Encore mieux, Profondeurs du même auteur ! Pendant la guerre de 1914-1918, un hydrographe chargé de cartographier les fonds marins en vue de la guerre marine et sous-marine, perd la tête et est prêt à tuer, littéralement, toutes personnes se dressant entre lui et son projet. J'ai été convaincue par l'instinct de prédation qui se met en place chez cet homme, et fascinée par le récit de la cartographie des fonds.