lundi 28 mai 2012

l'ensemble "surprise!"


Réalisé pour les vacances, un ensemble jupe et dos-nu :
- jupe, patron maison, poches italiennes. Le tissu est damassé, un peu raide, écrue.
- le dos nu a été cousu à partir du patron rétro Simplicity 9436 ( de 1971). J'aimais les bretelles croisées et cette merveille de voile de coton avec ses énormes pivoines parme et mauve.

Photos prises à l'heure de la sieste, sur le balcon.
Les pièces peuvent se porter séparément. Et elles le sont!

samedi 26 mai 2012

lathelize (écrit) jour après jour ( sur T&N)

18 mai 2012 : j'ai pris ma journée! Jean Teddy Smith (1€ au vide-grenier Bazin Reconnaissance), tee-shirt Six Fours *l., gilet River Woods en fin de vie ( acheté sur ebay), foulard hérité de ma grand-mère/

19 mai 2012 : il pleut ! Slim h&m gris clair (acheté 1 € au vide grenier Bazin Reconnaissance), tunique*l., pull Kookai (1€ au vide grenier place des archives), veste à col chale *l.

20 mai 2012 : l'éclaircie du week end. Haut pétillant *l. Mon vide-grenier hebdomadaire a été un échec total : rien, rien de rien...

21 mai 2012 : et ça continue encore et encore...Pantalon gris foncé h&m (1€ au vide-grenier de Bazin Reconnaissance), polo Petit Bateau à rayures (acheté sur ebay), veste à col chale *l.
22 mai 2012 : Pantalon gris foncé (le même que le 21), haut seconde vie *l., veste Sisley en molleton.
Et non, je n'ai pas pris un coup de soleil, je viens juste de courir 10 kms!
23 mai 2012 : on ne voit pas le haut osé *l, mais bien mon slim édéis et un cache coeur Somewhere. Et très bien, mes mocassions Paraboot, achetés 2€ au vide-grenier Bazin-Reconnaissance.

24 mai 2012: robe tribale*l., cache coeur Somewhere (le même que celui porté le 23 mai).

Bon, avant qu'on périsse d'ennui, ce serait pas mal 1/ qu'il se mette à faire beau et qu'on puisse sortir robes et jupes 2/ que je me couse quelques gilets/vestes.

Si jamais vous vous ennuyez lors de ce énième week end prolongé, vous pouvez toujours :
- lire la critique que j'ai faite du livre Mes indispensables en maille, consacré au jersey ici
- partir en quête d'un savon usé. Pour savoir pourquoi, rendez-vous ici
- rêver de faire les croquis de mode les plus rapides du monde ici

jeudi 24 mai 2012

ma nouvelle copine

C'est elle, une janome 2010DC.
Avec elle, j'ai découvert que la couture pouvait être un plaisir!
Electronique, elle a une cinquantaine de points et 3 boutonnières automatiques.
On peut programmer quelques points retour automatiques à la fin des coutures.
Ses points élastiques sont très convaincants.
Je ne peux plus me passer de l'enfileur automatique d'aiguille et de son incroyable silence!
Bref j'en suis ravie. Merci mon mari!
( Machine achetée en ligne chez Stecker. Ils sont de très bon conseil, très disponibles et vous rappelent en France sans aucun souci. La livraison s'est effectuée sans trop d'encombres - ils se sont juste un peu trompés de date...)

dimanche 20 mai 2012

l'ensemble Six-fours




En prévision de nos vacances, j'avais confectionné quelques ensembles estivaux. Dans les faits, le mercure n'a pas passé les 15° et le Mistral a soufflé en rafales.
Autant vous dire que la séance photo a été très brève alors que je surveillais, du coin de l'oeil, les vagues énormes, qui passaient au-dessus de la digue, située devant moi!



Le short est un modèle maison avec 2 pinces devant, 2 pinces dos, une fermeture presqu'invisible et une ceinture à nouer. Je l'ai fait légèrement évasé sur les cuisses ( pour mon petit confort). Il est en coton bleu marine à pois blancs ( marché des minguettes).

Le tee-shirt est aussi un modèle maison, fait à partir de la carrure de la tunique 3 du livre japonais every day hauts et camisoles. Il est en coton flammé corail. J'ai ajouté une tresse de jersey à l'encolure.

Lathelize, jour après jour

12 mai 2012 : slim Pimkie (via ebay), tunique feu d'artifice *l., gilet assymétrique Somewhere (1€ vide-grenier de Montchat).

 13 mai 2012 :  slim Gap ( 1€ au vide grenier de Montchat), marinière *l., veste Gap en bouclette d'alpaga (1€ au vide grenier place des archives) et broche en mitsi gris porte-bonheur. Foulard Gap.

14 mai 2012 : robe été indien *l., et veste Gap ( vide grenier de la place des Archives). La jeune fille qui vendait la veste me dit "c'est de la polaire super chaude", un peu dubitative, je regarde l'étiquette de composition "100%alpaga", une polaire de luxe en quelque sorte.
15 mai 2012 : jean gris CFK ( 1€ au vide grenier de bazin- reconnaissance), marcel *l. (prochainement sur vos écrans), veste en laine bouillie *l.
16 mai 2012: jean gris CFK (je ne suis pas sure que ce jean de mecs soit le plus flatteur pour la silhouette), tee-shirt 1.2.3 soleil *l., veste en laine bouillie et veste la redoute. Il faisait 6° ce matin quand j'ai enfourché mon vélo!
17 mai 2012 : jean Teddy Smith (1€ au vide grenier Bazin Reconnaissance), tunique japonisante *l., et cache coeur Mango en mohair (1e au vide grenier de la Place des archives)

samedi 19 mai 2012

Tunique Excalibur # 2

Et pour que Laurence et Violette soient assortis, en petits pois, une tunique en jersey corail.
Patron maison, col V et 3 plis sur le coté.

jeudi 17 mai 2012

La tunique Excalibur

J'avais des plans extravagants pour faire plaisir à Laurence.
Finalement, je me suis contentée d'une valeur sure, la tunique retro simplicity 8278, et d'une ceinture obi, dans des coloris très discrets!
La tunique est en voile de coton noir à pois blancs. Les parmentures et la ceinture obi sont en voile de coton feu d'artifice. L'ensemble vient du marché des Minguettes
Pourquoi Excalibur? Parce que j'ai renforcé cette tunique de pensées positives et d'encouragements, de volonté et d'affection, pour que Laurence et sa famille trouve la sérénité dans la tempête.
Cette tunique a été l'occasion de prendre en main ma nouvelle machine, une splendide Janome 2010DC, offerte par mon grand mari. Qui a également fait des merveilles pour les photos!
Merci à toi!

mardi 15 mai 2012

bouquinons #18


Un mois riche en livres: des épais, des sombres, des dérangeants, des français, des américains...

Quatre saisons à Mohawk de Richard Russo. Un père inconséquent récupère son fils et lui offre une éducation peu conventionnelle! Un peu épais mais très chouette livre qui décortique la relation père et fils. Entre les lignes, c'est finalement tendre et touchant et on se dit que l'important, c'est d'avoir des parents aimants même si l'éducation n'est pas leur fort. Et puis, on se croit pendant quelques centaines de pages à Mohawk, dans un bar enfumé ou devant un billard, ou encore les deux pieds dans la rivière à tenter de pêcher la truite.

La quatrième de couverture ici.

Nina par hasard de Michèle Lesbre. Un très joli livre, court et dense. J'ai beaucoup aimé l'ambiance de l'usine, l'effervescence pré grève, la peur du cheffaillon et la fierté des ouvrières. J'ai eu peur pour Nina et me suis demandé ce qui lui était arrivé chez Delplat. J'ai trouvé que l'auteur excellait à rendre l'état d'esprit de cette adolescente qui est encore petite fille quand elle cherche à faire plaisir à sa mère, qui est adolescente un peu paumée quand elle accepte l'offre de Delplat, qui est femme quand elle quitte son copain.

La quatrième de couverture ici.

L'élégance des veuves d'Alice Ferney. Je n'avais pas aimé du tout sa conversation amoureuse. Mais je me suis laissée emporter par l'élégance des veuves. Je pense que je l'offrirai à mes copines nouvellement maman car ce livre est un hymne émouvant à la maternité. Il rappelle le cycle immuable de la vie et de la mort. C'est exactement le livre que j'aimerais glisser dans la main de ma fille qui m'annoncerait sa grossesse ( mais j'ai 2 garçons qui ont respectivement 2 et 5 ans!)

Un petit coup d'oeil ici

Sévère de Régis Jauffret. L'histoire romancée d'Edouard Stern, tué par sa maîtresse. Déconcertant, dérangeant, ce livre m'a laissé une sensation désagréable de voyeurisme, de pitié pour toute cette violence sans objet, totalement gratuite, et de tristesse pour tout ce désespoir qui pousse à se faire mal pour se sentir exister. Mais l'écriture est très maîtrisée.

Un regard discret ici

Autre livre très dérangeant (j'ai calé à 70 pages de la fin) Vallée de la mort de Joyce Carol Oates. C'est un recueil de nouvelles sur l'irruption de la violence dans des vies ordonnées, maîtrisées, c'est le livre sur l'instant où tout dérape, où la banalité cède la place au fait divers. C'est tout autant un livre sur le désir et sur la violence des hommes pour obtenir ce qu'ils veulent. C'est un livre qu'on oublie pas tant on se retrouve dans certaines scènes qui cette fois-là ont bien fini, alors quand le livre elles finissent mal (très).

La quatrième de couverture ici.

samedi 12 mai 2012

lathelize, jour après jour

7 mai 2012 : slim Gap ( vide grenier de Montchat), tunique Oup et pops, veste *l., besace longchamp rétro (vide -grenier de Montchat)

8 mai 2012 : slim noir Pimkie ( via ebay), marcel *l. ( prochainement sur vos écrans), cache-coeur  Mango en mohair ( vide -grenier de la place des archives).
9 mai 2012 : robe tribale*l., cache coeur Somewhere, camée ancien chiné ( et collants parce qu'il fait moche!)


10 mai 2012 : à l'hôpital où j'accompagne mon Stanislas. Slim noir Pimkie ( via ebay), débardeur *l., veste Okaidi et broche porte bonheur de mon amie Pépite.
11 mai 2012 : on attend les résultats pour Stanislas. Robe Esprit ( collec d'ici y a 10 ou 12 ans) et veste Que 100 fleurs *l.

vendredi 11 mai 2012

26 mois pour une victoire

Aujourd’hui, nous avons fait la paix avec la vie. Une joie immense nous a envahi à l'annonce de la rémission de Stanislas.
Aujourd’hui, nous sortons d’une très longue épreuve.
Mais je ne pense pas que nous puissions vraiment fermer cette parenthèse.
D’abord, parce que tout est possible et qu’il faudra encore 5 ans avant que Stanislas ne soit déclaré guéri. Et que même après, tout sera possible, même l’apparition d’effets secondaires imprévus des années après le dernier traitement.
Ensuite parce que nous avons laissé, dans les recoins de l’hôpital, beaucoup de nous-même.
Nous avons perdu l’innocence et la foi dans l’avenir qui font qu’on rêve, qu’on fait des projets, des enfants…
Et puis, nous ne pourrons jamais oublier ceux que nous avons connus et qui ont été emportés par la maladie.
Je n’oublierai pas la maman de Oualid qui sortait de sa chambre en souriant et qui, hors de vue de son fils, se recroquevillait par terre et pleurait.
Je n’oublierai jamais l’étreinte désespérée avec Karine, la maman de Yanis, sortant d’un entretien où le médecin avait avoué son impuissance et son inquiétude alors que son fils gisait inconscient et brulant de fièvre dans son lit.
Je n’oublierai jamais la maman de Josselin avec ses yeux presque fous, ni Corentin que la radiothérapie faisait délirer de douleur.
Je n’oublierai pas Louis qui, victime d’effets secondaires terrifiants, disait à sa mère qu’il préférait mourir que souffrir ainsi.
Et Stanislas demandant « pourquoi on va à l’hôpital si ce n’est pas pour guérir ? »
Et cette jeune fille, presqu’au bout de ses jours, qui essayait d’apaiser sa maman en disant « tu sais, c’est formidable, l’hiver ne reviendra plus jamais pour moi ». Et de Julianne.
Une partie de moi errera toujours dans ce couloir, qui amène à une salle de réunion discrète. Etre invités, là-bas, c’est apprendre le pire ou le presque-pire. Et les parents en ressortent effondrés, terrorisés, désespérés. Et l’effroi, dans un grand frisson, se propage de chambre en chambre.

Paradoxalement, je crois aussi que nous avons beaucoup gagné au cours de ces 26 mois.
D’abord, nous avons trouvé en nous des réserves infinies de force, d’énergie, de dignité. Amaury dit que nous sommes des super-héros boiteux, je préfère dire que nous sommes de douloureux vainqueurs.
Ensuite, le prisme par lequel nous voyons nos vies a considérablement changé.
De personnes ultra organisées (cela vous fait sourire si je vous dis qu’en 2008, nous avions fait une prospective à 10 ans pour réfléchir à ce qu’on voulait faire de nos vies ?), nous sommes devenus des chantres de l’instant. Le présent nous suffit désormais.
Nous avons aussi appris que la seule richesse, c’est l’amour. Que l’argent, la réussite, les honneurs ne sont d’aucune utilité face à la maladie.
Nous avons beaucoup perdu d’amis ou de proches qui se sont éloignés, rebutés par la souffrance, mais nous avons aussi gagné des amitiés rares, des ententes immédiates, des connivences parfaites.
Et l’immense solidarité des personnes ayant souffert d’un cancer ( ou de leurs proches) pour ceux qui traversent cette épreuve. La plus belle facette de l’humanité.

jeudi 10 mai 2012

la robe tribale

A l'origine de cette robe, il y a mon coup de coeur pour ce jersey. Il me parle d'Afrique, de wax et de terre rouge.
J'ai équilibré avec une forme simple, avec comme base la robe 16 du livre japonais everyday camisoles et petit haut.
Le jersey étant très fluide, j'ai coupé, recoupé, cintré...

J'avais envie de bretelles originales avec des liens cousus pour les froncer légèrement. J'ai retourné ma boîte de trésors pour trouver des perles et des boutons assortis.

Les photos ont été prises par l'homme, dans le parc Méditerranée, à Six Fours les plages. Les palmiers, le soleil, les pierres ocres rappelant les couleurs du jersey.
Et des tresses un peu ethniques, un gros bracelet en bois et des sandales en raphia pour accentuer l'esprit tribal.

Elle est très confortable et ses motifs, a priori importables, ont finalement été adoptés par mes hommes.