vendredi 11 août 2017

Entre bosses et ornières - l'expérience VTT


Un weekend que je courais dans la forêt de Crécy, Amaury et moi sommes tombés sur une affiche annonçant une course nature le lendemain. Ni une, ni deux, profitant de l'absence des enfants, nous nous sommes inscrits à la course de 65 kilomètres. Sans lire le petit astérisque qui disait "attention ce parcours est très exigeant".



Imaginez-vous un réveil à 5h30 et un départ à 6h40, Amaury qui, par erreur, dégonfle complétement mon pneu avant et constate que notre nouvel pompe ne fonctionne pas, notre arrivée sur le champ de bataille de Crécy, au milieu de nombre de camionnettes de clubs voisins et nos tenues de promeneurs au milieu des équipements dernier cri.

Une fois inscrits, une fois mon pneu regonflé par un gentil bénévole, nous partons au milieu d'un peloton survolté. Le premier kilomètre sur un chemin de gravier en forte pente nous met dans le bain. Concentration et (absence de ) technique seront les maitres mots.
Très rapidement, nous rentrons dans la forêt. Les sentiers deviennent trace, nous slalomons entre les souches et les racines. Il n'y a plus de chemin, seulement des feuilles tassées. Et de la boue, beaucoup de boue.

Avec Amaury, on pédale, on essaie de ne pas tomber, de ne pas se faire mal. Globalement, les participants sont agressifs et les propos  fleuris. Mais on tient bon. Et puis, on commence à trouver notre rythme, à faire corps avec nos vélos, à prendre les virages plus rapidement et à pédaler pour en sortir plus vite.

Au premier ravitaillement, on a les jambes en coton et une sacrée fringale.
Il commence à faire chaud, y compris dans la forêt.

Je fais la causette avec un participant en détresse, le temps qu'il retrouve le reste de son équipe.
Au kilomètre 30, je perds de vue Amaury et me retrouve absolument seule, sans eau puisque c'est lui qui a le sac et la bouteille.
Je slalome entre les arbres. J'essaie de trouver une trouée dans les bosquets de fougères. Je croise un sanglier, des lapins que je charge d'un message pour l'amoureux. Je profite et puis, dans le silence de la forêt en plein midi, je commence à m'inquiéter un peu.

Je décide de rallier le deuxième point de ravitaillement en espérant le retrouver et/ou de l'y attendre un peu. Je me demande un instant si le point de ravitaillement n'a pas fermé, si je n'ai pas été trop lente.

Ouf, les voila! Zut, Amaury n'y est pas! Re-zut, ils ne l'ont pas vu!
J'ai du mal à descendre de mon vélo, mes poignets sont douloureux. J'ai les doigts qui saignent (les ampoules), une ecchymose sur la joue ( les branches). Je suis couverte de sueur et de boue. Je tremble tellement l'effort est intense.
Alors que je suis en train de me faire un sandwich banane-chocolat noir, je vois apparaître mon amour. Tout va bien.

Quand nous repartons, les bénévoles nous glissent qu'il existe des raccourcis.
Il reste 25 kms à parcourir. Nous repartons tous les 2, tout joyeux, dopés à l'endorphine et au chocolat. Encore quelques kilomètres techniques dans la forêt et nous atteignons la partie vallonnée et découverte.
Au kilomètre 55, il y a 450 mètres de montée, à travers champ, sur des herbes hautes couchées. Il est 13h et il fait plus de 30 degrés. On triche un peu en poussant nos vélos sur la moitié du chemin.
Un peu plus tard, on traverse littéralement des champs de blé, l'agriculteur a donné son accord. Je manque de passer par-dessus mon guidon quand un épi se coince dans ma chaine.

Une dernière descente, on retraverse Crécy en Ponthieu et on finit par une cote terrible, en plein de soleil.
Quand on passe la ligne d'arrivée, tout le monde est déjà à table. Nous étions les seuls à faire le parcours de 65kms!

Alors, on s'assied dans le coffre de la voiture, on fait tomber les gangues de boue qui enserrent nos jambes, on boit des litres d'eau. On est très fiers de nous. Et on convient d'en faire d'autres!

mercredi 2 août 2017

Nos jours heureux - le mois de juillet

En juillet, il y a des jours sans enfants puis le retour des amours et le début des vacances :






*Nous avons assouvi nos désirs de sport avec un cours de yoga avec Ariane ( @yogacoaching), une course de 41 kms pour mon anniversaire et un trail de 23kms une semaine plus tard, une sortie de VTT, du longe-côte.



*Nous sommes allés en baie de Somme, profiter de la ville avant l'arrivée des estivants, préparer la maison, aussi, avant nos prochains échanges.

* les correspondances estivales ont commencé. Je m'émerveille du soin, de la créativité, de l'intention qui sont mis dedans.

* Au boulot, nous avons passé une matinée à faire un escape game. Pendant quelques heures, nous avons tout oublié et on a bien ri.

*Au boulot encore, j'ai participé à des négociations de fusion de branches professionnelles. C'était absolument passionnant, tant sur le fond que sur la forme. Et ce n'est que le début puisque nous avons 5 ans pour négocier la convention collective.


*j'ai fêté mon anniversaire, entourée de mes 3 amours, de mes parents, de mon frère et de sa femme et de mes neveu et nièces. Et c'était vraiment chouette!


* j'ai continué à peindre, soir après soir. Et je trouve que mes aquarelles ont passé un stade. J'ai eu le bonheur aussi d'être contactée par Winsor and Newton ( mon fournisseur préféré d'aquarelle) pour un partenariat.







vendredi 28 juillet 2017

365 jours de créativité - où je passe un stade

En juillet, j'ai continué à peindre, un peu chaque soir. 

Dans les pas de ma chère Del4yo qui est derrière le blog Non daily diary ( qui m'a aidé en ligne, il y a 12 ans à ouvrir mon blog). Inspirant et inspirée aussi par le #rituelaquarelle de @tribulationsdemarie


Et ce mois-ci, je trouve que j'ai passé un cap. Quelque chose dans la capture de l'ombre et de la lumière. Quelque chose dans le mélange des couleurs.
Je trouve que mes aquarelles sont plus vivantes et plus subtiles. Et cela me rend profondément heureuse.


Mais, je me suis trouvée face à d'autres difficultés. L'été, ombre et lumière sont très tranchées et je trouve le contraste très compliqué à rendre en aquarelle. Elles sont vite abruptes!

profiter de l'heure du déjeuner pour aller peindre au jardin du luxembourg
Ce mois-ci, j'ai eu le plaisir d'être contactée par Winsor and Newton, la marque d'aquarelle que j'utilise habituellement et depuis de nombreuses années, pour un partenariat. Je suis enchantée car je trouve que ce sont des aquarelles de qualité, à un prix raisonnable. 

Vous n'avez donc pas fini de voir de la peinture sur ce blog!

mercredi 26 juillet 2017

Courir le monde - mon matériel de dessin

Dessiner fait partie de nos plaisirs de vacances à tous les 4. On s'installe, 4 de front, et chacun peint et dessine. On est toujours surpris de voir qu'on choisit systématiquement 4 angles de vue différents!


Nous emmenons un bloc de 300 pages de papier dessin qu'on se partage.

Amaury et Gautier partent avec chacun, un petit carnet, une boite de crayons papier ( du 6H au 6B), une boite d'aquarelle de voyage Winsor and Newton.
Stanislas emporte la même chose et ajoute un compas (?!) et une boite de feutres.
J'emporte mon stylo à plume à pompe et ma bouteille d'encre, une grosse boite d'aquarelle ( toujours fidèle à Winsor and Newton), les 3 feutres aquarelle offerts par la marque. Et j'hésite cette année à y adjoindre quelques feutres Promarker ( offerts aussi par Winsor and Newton) ou mes crayons de couleur aquarelle.

J'ai opté cette année pour un carnet du quotidien, avec des croquis rapides, et surtout plus de texte pour garder trace de mes sensations de voyage, de mes pensées.
Et pour un carnet ad hoc pour les peintures plus travaillées ( ce qui me permettra aussi de tester la reliure japonaise ;-)).

Bon, cette fois-ci, je crois que nous sommes prêts à partir!



lundi 24 juillet 2017

Ma poubelle & Moi - voyager sans déchet

Nous partons pour un long périple, fait de road trip et d'un échange de maison au Danemark. Il y aura donc du camping en Allemagne, plusieurs nuits, et un séjour sur une île réserve naturelle.


Pas question pour nous de renoncer au zéro déchet ( ou presque)! Alors je vous montre notre équipement, testé et re-testé.

On voyage avec:
- notre équipement de pique-nique ( 4 assiettes, 4 bols, des couverts, des tasses et des gourdes en inox) ,
- un réchaud, une sauteuse et une grosse casserole ( absents de la photo), une planche en bois, des opinel et un épluche légume,
- 2 torchons et nos serviettes de table,
- nos sacs à vrac et un sac de course/sac de plage ( en bleu, cousu par ma maman dans un tissu qu'elle a ramené de Chine),
- une boite en plastique : notre boite à fromage, fièrement présentée aux commerçants pour qu'ils la remplissent ! Elle fonctionne aussi pour une maxi portion de frites ( en plus, en général, on a une réduction!),
- une bassine émaillée qui nous sert parfois de lavabo et parfois de bassine pour faire la vaisselle
( - des bougies d'anniversaire pour Gautier qui fêtera le sien pendant notre périple).

Je vous fais grâce de la photo de notre seau à compost qu'on transporte sur des centaines de kilomètres ( plein!)  :-)) 

Je prévois toujours un kit de survie, de quoi manger 2/3 jours, le temps de retrouver quelques repères:
- des bocaux de flocons d'avoine, muesli, chocolat en poudre
- un bocal de purée de pommes
- une bouteille d'huile d'olive et un petit pot de fleur de sel
- des pates et un bocal de sauce tomate
- un bocal de pois chiches et un de maïs
- un pot de beurre de cacahuètes
- et quelques légumes frais.

Le tout conditionné dans des cageots.

On transporte aussi :
- 2 pains de savon
- nos brosses a dent compostables
- un pot de bicarbonate qui fait office de dentifrice
- tout un lot d'huiles essentielles pour les petits bobos
(- et ma cup!)

Et si, si, je vous assure, il reste encore de la place dans le coffre!

vendredi 21 juillet 2017

Un été sans les enfants


Au début de l'été, les enfants sont partis avec mes parents. A la fin de l'été, ils partiront avec la maman d'Amaury.




 A chaque absence, mon cœur se serre en les voyant partir. Je constate que plus ils grandissent, plus ils manquent. Et je souffre de ne pas pouvoir profiter chaque jour de  leur fulgurance, de leur vivacité, de leur drôlerie.
Ces départs sont les moments où se concentrent ma frustration de ne pas pouvoir leur consacrer assez de temps de qualité. J'ai beaucoup de mal à me résigner, ce qui me conduit à penser qu'il y a là un point sensible à travailler.

Pour ne pas laisser faire la tendance naturelle qui veut que moins de contraintes horaires conduit à plus d'heures de travail, nous avons listé les projets que nous voulons mener.

Pour cet été, il y a :
  • Du jardinage
Nous voulons planter du gazon, entretenir notre potager, finaliser notre terrasse.
  • Du sport
Il y a ma course d'anniversaire, du longe-cote, et quelques autres sorties sportives, dont un cours particulier chez Ariane ( Yoga Coaching ).

Nous voulons profiter de la douceur du soir et de la longueur du jour en dinant dehors et en allant pique-niquer, en se promenant au soleil couchant pour évaluer la maturité des mures et des prunes sauvages.
Je voulais lancer le chantier couture de nos collections automnales. Ma machine prend la poussière.

Dans la vraie vie, la sncf me joue des tours et des chantiers repoussés de longue date me rattrapent ( faire le tri des vêtements des enfants, regarder l'itinéraire pour aller au Danemark, acheter les fournitures scolaires…). Je sors mes pinceaux et peins le jardin, sans me décider à lancer de plus grands chantiers.

Je me rends compte en revanche que j'apprécie beaucoup, le soir, de ne pas avoir d'horloge dans la tête. De ne pas courir après le temps qui passe trop vite. Et je réfléchis. Si j'abandonne les contraintes horaires quand les enfants sont là, se coucheront-ils plus tard? Ou les choses se feront-elles plus simplement, plus naturellement?

Et vous, vous faites quoi quand les enfants sont absents?

mardi 18 juillet 2017

Nos jours heureux - les plaisirs de l'été




-sortir quand l'aube point pour faire son yoga dehors, au son du pépiement des oiseaux et du bruissement des feuilles d'arbres.
-abandonner chaussettes et collants et sentir jupes et robes virevolter sur ses jambes
-se délecter de fruits : fruits à noyaux, fruits rouges, fruits tous les jours à tous les repas
-les enfants partant un peu avec leurs grands-parents, planifier soigneusement ces quelques soirées un peu exceptionnelles, ce weekend à deux seulement.
-anticiper, imaginer, créer, envoyer les cartes des correspondances estivales
-peindre le ciel chaque soir et se délecter de ce spectacle toujours renouvelé
-admirer la luxuriance de la végétation dans notre commune péri-urbaine. Cueillir les prunes encore toutes chaudes des rayons du soleil et les croquer directement sous les branches. Déborder de reconnaissance pour la nature nourricière.
-après le diner, ressortir dans le potager, arracher quelques mauvaises herbes, remplir l'arrosoir au récupérateur d'eau et verser doucement une pluie légère sur les plants
-se réjouir des quelques semaines de vacances passées, tous les 4 collés-serrés,
-se réjouir des quelques semaines de vacances, occasion de partir à l'aventure et de découvrir nombre de choses.